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Souffrant de la vive concurrence, la Banque Laurentienne a vu ses profits chuter

07/03/2012 08:56 EST | Actualisé 07/05/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Confrontée à une vive concurrence dans le secteur des prêts hypothécaires et même des dépôts, la Banque Laurentienne (TSX:LB) a vu ses profits nets reculer de 16 pour cent à son premier trimestre.

Au cours de la période qui a pris fin le 31 janvier, l'institution montréalaise a enregistré un bénéfice net de 31 millions $ (1,16 $ par action), alors qu'elle avait dégagé 37 millions $ (1,41 $ par action) pendant le même trimestre de l'an dernier.

En excluant les éléments exceptionnels du trimestre, le bénéfice par action a atteint 1,24 $, ce qui est encore inférieur aux attentes des analystes sondés par Thomson Reuters, qui tablaient en moyenne sur 1,26 $.

Les revenus totaux se sont élevés à 193,7 millions $, en hausse de quatre pour cent, soit légèrement moins que l'objectif de cinq pour cent fixé par la banque.

Le rendement des capitaux propres, un indicateur clé de la performance des institutions financières, s'est chiffré à 12,4 pour cent, contre 15,2 pour cent l'an dernier.

Au cours d'une téléconférence avec les analystes financiers, mercredi, le grand patron de la Banque Laurentienne, Réjean Robitaille, a rappelé qu'il y a eu une «guerre de prix» dans le secteur des prêts hypothécaires en janvier. Pendant quelques semaines, plusieurs banques avaient offert un taux de 2,99 pour cent pour une hypothèque fermée de cinq ans, un plancher historique.

C'est sans compter la forte concurrence que se sont livrées les institutions financières pour les dépôts pendant le trimestre, a ajouté M. Robitaille.

Résultat: la marge nette d'intérêt de la Banque Laurentienne, soit l'écart de taux entre les prêts consentis et les dépôts reçus, a atteint 1,75 pour cent au premier trimestre, contre 1,76 pour cent trois mois plus tôt et 1,86 pour cent un an plus tôt.

Réjean Robitaille a expliqué mercredi que l'acquisition récente de MRS, qui offre des services de fiducie et d'administration aux maisons de courtage et aux conseillers financiers, allait permettre à la banque d'être moins dépendante des prêts et des dépôts. MRS appartenait auparavant à une filiale de Power Corporation (TSX:POW).

Le dirigeant a aussi fait part de l'intention de la Banque Laurentienne d'être plus présente dans le secteur des prêts aux entreprises, où les marges bénéficiaires sont généralement plus élevées. Pour ce faire, l'institution a récemment embauché de nouveaux gestionnaires de compte.

Enfin, la banque entend poursuivre ses efforts afin de mieux maîtriser ses coûts.

Septième banque en importance au Canada, la Banque Laurentienne compte près de 4000 employés. Son action a clôturé à 44,74 $ mercredi, en baisse de 0,7 pour cent, à la Bourse de Toronto.

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