NOUVELLES

Le système d'immigration du Canada est dysfonctionnel, selon le minstre Kenney

07/03/2012 10:13 EST | Actualisé 07/05/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Des changements majeurs au système d'immigration pourraient permettre de rattraper le retard important dans le traitement des demandes, a déclaré mercredi le ministre responsable de ce dossier.

Le ministre de l'Immigration, Jason Kenney, a affirmé lors d'une allocation devant l'Economic Club of Canada que toutes les solutions étaient envisagées pour améliorer le processus qui permet aux étrangers d'immigrer au pays.

Il a précisé que les réformes, qui seront mises en oeuvre durant l'année, offriraient notamment la possibilité aux provinces de choisir qui elles souhaitent accueillir.

M. Kenney a également révélé que le Canada s'intéressait au système de la Nouvelle-Zélande, qui a éliminé sa liste d'attente en 2003 en la remplaçant par une banque de candidats potentiels à l'immigration.

Pour l'instant, un programme pilote permettra aux provinces d'accepter 1500 immigrants de plus par année si elles les choisissent parmi les dossiers de travailleurs qualifiés en attente de traitement.

Le rapport d'un comité parlementaire présenté mardi indique que plus d'un million de demandes, dont 460 000 dans la catégorie de la main-d'oeuvre qualifiée, attendent actuellement d'être traitées.

Selon le comité, si des changements ne sont pas apportés au système, le retard ne pourra pas être rattrapé avant 2017.

Jason Kenney a soutenu que le processus actuel était dysfonctionnel et que le gouvernement ne pouvait plus continuer à faire attendre les gens pendant huit ans avant de leur dire s'ils pouvaient oui ou non venir au Canada.

Le porte-parole du Nouveau Parti démocratique (NPD) en matière d'immigration, Don Davies, a pour sa part déclaré que, s'il était important de tenir compte des besoins économiques du Canada quand il s'agissait d'accueillir des immigrants, il fallait toute de même adopter une approche plus globale.

«L'immigration touche des gens, des familles, des êtres humains, a-t-il fait valoir. Il ne s'agit pas seulement de traiter les personnes comme des pions sur l'échiquier économique que l'on peut déplacer sans ménagement.»

PLUS:pc