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Le ministre Bolduc se fait rassurant sur la pénurie de médicaments

07/03/2012 07:33 EST | Actualisé 07/05/2012 05:12 EDT

QUÉBEC - Le ministre Yves Bolduc s'est dit confiant, mercredi, d'éviter une rupture de services «au cours des prochains mois», à la suite des arrêts de production de l'usine de médicaments génériques Sandoz de Boucherville.

M. Bolduc a dit tout mettre en oeuvre pour éviter que des hôpitaux annulent des chirurgies. Le ministre a convenu que la situation sera «serrée» pendant les prochains mois dans les établissements de santé, mais a ajouté croire que le système sera en mesure de traverser cette période «sans rupture».

Il a indiqué avoir parlé à la ministre fédérale de la Santé Leona Aglukkaq et à ses sous-ministres, qui ont «assuré leur collaboration» dans le but de trouver des nouveaux médicaments ailleurs qui pourraient être autorisés très rapidement au Canada.

M. Bolduc a aussi évoqué des produits de substitution qui sont déjà utilisés pour les patients «sans aucun préjudice».

En raison du manque de médicaments génériques fournis par Sandoz, les hôpitaux doivent se procurer des médicaments d'origine, généralement plus chers.

Le ministre a soutenu que les coûts seraient «minimes», et qu'une partie pourrait être assumée par la compagnie Sandoz et une autre par le réseau de la santé.

«Ce n'est pas une question de coûts, c'est d'abord une question d'accessibilité, de qualité et de sécurité pour le patient», a-t-il ajouté.

Au sujet des produits de substitution, M. Bolduc a tenu à dire que les professionnels de la santé sont «capables de gérer ces imprévus à l'intérieur de nos ressources actuelles».

«Tout est fait pour ne pas qu'il y ait de rupture de service au niveau de l'approvisionnement en médicaments qui sont nécessaires pour les patients», a fait valoir le ministre.

«On surveille les blocs opératoires de façon à ce qu'on soit sûr que tous les anesthésiants, tous les médicaments nécessaires en postes opératoires soient disponibles», a dit le ministre.

Un incendie est survenu dimanche dans le toit de la salle des bouilloires d’une section de l’usine à Boucherville. Par conséquent, Sandoz a indiqué que la production était temporairement suspendue et reprendrait partiellement la semaine prochaine.

Déjà, un avertissement de la Food and Drug Administration américaine en novembre dernier avait mené la compagnie à revoir certaines façons de faire, nécessitant un «ralentissement temporaire» de la production pour se conformer.

Sandoz avait dit «concentrer ses efforts sur les médicaments essentiels et prioriser ses ressources pour s’assurer qu’un niveau normal d’approvisionnement soit rétabli le plus rapidement possible».

La compagnie a notamment cessé sa production d'onguents, de produits ophtalmiques, de suppositoires et de certains médicaments injectables.

M. Bolduc doit rencontrer le président de Sandoz la semaine prochaine.

Sandoz est le deuxième producteur mondial de médicaments génériques et le principal fournisseur de plusieurs médicaments injectables pour les hôpitaux du Québec.

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