Sarkozy affirme qu'il y a trop d'étrangers en France

Première Publication: 6/03/2012 16:45 Mis à jour: 6/03/2012 17:40

Sarkozy
Candidat à sa succession, Nicolas Sarkozy est donné perdant dans les sondages

PARIS, 6 mars 2012 (AFP) - Le président français Nicolas Sarkozy, candidat à sa succession à la présidentielle, a estimé qu'il y avait "trop d'étrangers" en France pour que le système d'intégration fonctionne bien et promis de diviser par deux le nombre d'immigrés accueillis chaque année s'il était élu.

"Notre système d'intégration fonctionne de plus en plus mal car nous avons trop d'étrangers sur notre territoire et que nous n'arrivons plus à leur trouver un logement, un emploi, une école", a déclaré M. Sarkozy dans une émission télévisée sur la chaîne de télévision France 2.

"Sur le quinquennat, je considère que pour relancer dans de bonnes conditions l'intégration, il faut diviser par deux le nombre de gens que nous accueillons, c'est-à-dire passer de 180 000 (à) autour de 100 000", a-t-il proposé.

Par ailleurs, pourront bénéficier du revenu de solidarité et du minimum vieillesse les immigrés qui auront résidé 10 ans en France et qui y auront travaillé cinq ans, a déclaré le président-candidat. Actuellement, les étrangers résidant régulièrement en France ont les mêmes droits sociaux que les Français.

"S'agissant de la Couverture médicale universelle (CMU) et de l'aide médicale d'Etat (AME) accordées aux sans-papiers, la tradition de la France c'est de soigner quelle que soit la nationalité", a-t-il ajouté.

Donné par les sondages largement battu face au candidat socialiste Français Hollande à la présidentielle des 22 avril et 6 mai, Nicolas Sarkozy a renoué ces derniers temps avec les thèmes de l'immigration et de la sécurité qui avaient contribué à le faire élire triomphalement en 2007.

Samedi il avait indiqué qu'il souhaitait s'il était réélu poser des "conditions" au regroupement familial. Il avait en outre estimé que donner le droit de vote aux étrangers extra-communautaires aux élections municipales, comme souhaite le faire son adversaire socialiste, ce serait "porter atteinte à la République".

La gauche accuse régulièrement Nicolas Sarkozy et ses proches de vouloir marcher sur les plate-bandes de l'extrême droite pour récolter des voix.

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Publié par Geoffrey Dirat  |