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Après une longue bataille, Romney vient à bout de Santorum en Ohio

06/03/2012 06:29 EST | Actualisé 06/05/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - Après un début de soirée prometteur qui l'a vu boucler un tour du chapeau dans l'est des États-Unis, Mitt Romney est sorti victorieux, de peine et de misère, d'un passionnant bras-de-fer en Ohio avec le conservateur Rick Santorum, son plus sérieux rival à l'investiture présidentielle du Parti républicain, lors du «super mardi» où plus de 400 délégués étaient disponibles dans dix États répartis d'un océan à l'autre.

Profitant déjà d'une solide avance au chapitre des délégués en banque avant le début de cette cruciale soirée, Mitt Romney avait d'abord signé de convaincantes victoires en Virginie, au Vermont et au Massachusetts, et amassé la grande majorité des 107 délégués à l'enjeu. Mais Rick Santorum a réagi en milieu de soirée, en remportant la primaire de l'État du Tennessee, qui offrait 58 délégués, troisième plus fort total de la soirée derrière la Géorgie et l'Ohio, celle de l'Oklahoma, où 43 délégués étaient en jeu, puis les caucus du Dakota du Nord, qui offraient 28 autres délégués.

Mais tous les yeux des observateurs étaient tournés vers l'Ohio où, M. Romney aura dû attendre jusqu'à minuit et demie, mercredi matin, pour finalement obtenir confirmation de cet important triomphe qui lui procurera une majorité des 66 délégués disponibles. Et pour y arriver, il aura dû venir de l'arrière.

Après le dépouillement de 96 pour cent des bureaux de scrutin, M. Romney obtenait l'appui de 38 pour cent des électeurs, comparativement à 37 pour cent pour M. Santorum. En nombre de votes, l'ancien gouverneur du Massachusetts détenait un avantage de quelque 12 000 voix. En milieu de soirée, M. Santorum, un ancien sénateur de la Pennsylvanie, semblait pourtant se diriger vers une précieuse victoire alors qu'il bénéficiait alors d'une avance d'environ 15 000 votes.

Par ailleurs, pendant que la lutte en Ohio s'étirait à la journée de mercredi, M. Romney a eu le temps de signer sa quatrième victoire de la soirée, remportant aisément les caucus de l'Idaho, loin devant Ron Paul.

En Alaska, Mitt Romney obtenait 33 pour cent des voies contre 30 pour Rick Santorum, alors que le résultat de 68 pour cent des suffrages était connu tôt mercredi matin. Ron Paul et Newt Gingrich suivaient avec respectivement 22 et 15 pour cent des appuis.

Plus tôt mardi, M. Gingrich, dans ses terres de la Géorgie et sans la moindre surprise, avait signé la première victoire de la soirée, remportant l'État offrant le gros lot en terme de nombre de délégués, avec 76 parmi les 419 en jeu. Pour l'ancien président de la Chambre des représentants, il s'agissait d'un deuxième triomphe depuis le lancement de la course à l'investiture républicaine, après celui réalisé en Caroline du Sud, le 21 janvier.

La victoire de M. Gingrich, qui a représenté la Géorgie pendant 20 ans au Congrès, n'a jamais été mise en doute, pas plus que celles de M. Romney, où il était largement favori, tout particulièrement au Massachusetts dont il a été le gouverneur de 2003 à 2007. En Virginie, par ailleurs, M. Romney n'avait que Ron Paul comme adversaire, MM. Santorum et Gingrich n'ayant pas réuni suffisamment de signatures pour se qualifier pour le scrutin.

Les électeurs devaient aussi se prononcer lors des caucus de l'Alaska.

Avant le début de la soirée, Mitt Romney possédait déjà une solide avance sur ses adversaires quant au nombre de délégués déjà remportés. Il en compte 203, selon les projections de l'Associated Press, contre 92 pour Rick Santorum, 33 pour Newt Gingrich et 25 pour Ron Paul.

Malgré son avance, Mitt Romney faisait face au scepticisme persistant des électeurs les plus conservateurs, qui n'apprécient pas son bilan politique modéré.

Ron Paul, appuyé par un petit mais loyal groupe d'électeurs favorables à son message libertarien, s'est concentré sur les États plus petits qui votent lors de caucus, plus facile à remporter pour un candidat à faible budget comme lui.

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