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Les "Six" acceptent de reprendre les négociations sur le nucléaire iranien

06/03/2012 02:06 EST | Actualisé 06/05/2012 05:12 EDT

TEHRAN, Iran - Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU plus l'Allemagne sont convenus de reprendre les négociations avec l'Iran sur son programme nucléaire controversé, a annoncé mardi la chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton.

L'UE espère que l'Iran "va maintenant entrer dans un processus soutenu de dialogue constructif qui apportera un réel progrès pour lever les inquiétudes (...) de la communauté internationale sur son programme nucléaire", souligne Mme Ashton dans un communiqué. La déclaration de Mme Ashton fait suite à une lettre envoyée en février par le négociateur iranien en charge du nucléaire Saeed Jalili, dans laquelle il proposait une reprise des négociations. Aucun calendrier n'a encore été fixé pour la tenue des discussions.

Les dernières négociations menées en janvier 2011 s'étaient soldées par un échec, les interlocuteurs de l'Iran ne parvenant pas à convaincre la République islamique d'interrompre ses activités d'enrichissement d'uranium. Les Etats-Unis et leurs alliés soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique, ce que Téhéran dément, affirmant que son programme nucléaire poursuit uniquement des objectifs civils.

Mme Ashton a proposé mardi à l'Iran au nom des membres du Conseil de sécurité (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Chine) et de l'Allemagne "de reprendre les discussions sur le dossier nucléaire, à une date et un lieu à convenir mutuellement dès que possible", souligne le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué. "La France appelle l'Iran à saisir cette opportunité qui lui est offerte de sortir de la situation d'isolement international dans lequel son programme nucléaire à finalité militaire l'a conduit", ajoute le Quai d'Orsay.

A Washington, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, Tommy Vietor, a déclaré que l'Iran devait se conformer aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU en arrêtant ses activités d'enrichissement. "Nous pensons toujours que la diplomatie combinée à une forte pression peut permettre d'aboutir à la solution à long terme que nous recherchons", a-t-il souligné.

Par ailleurs, l'Iran a répondu mardi à une demande de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en autorisant les inspecteurs de l'organisation à se rendre sur le site de Parchin, qui selon l'AIEA pourrait abriter des recherches secrètes sur des armes nucléaires.

Toutefois, l'Iran décrit Parchin comme une base militaire et non comme un site nucléaire. Et selon l'agence de presse iranienne semi-officielle ISNA, une visite des inspecteurs devra faire l'objet d'un accord entre les deux parties.

Le complexe de Parchin est souvent présenté en Occident comme un centre présumé de recherches nucléaires secrètes, ce que dément Téhéran. AP

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