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Le TSX culbute avec les inquiétudes mondiales et la nervosité envers la Grèce

06/03/2012 09:45 EST | Actualisé 06/05/2012 05:12 EDT

TORONTO - La Bourse de Toronto a clôturé mardi sur une baisse de près de deux pour cent, victime d'une nouvelle ronde d'inquiétudes vis-à-vis d'une éventuelle stagnation de la croissance économique mondiale.

L'incertitude quant au niveau de participation des créanciers privés de la Grèce en vue d'un échange d'obligations crucial, à deux jours d'une date limite critique, a aussi découragé les investisseurs.

L'indice composé S&P/TSX a reculé de 225,31 points et terminé à 12 298,63 points, tandis que la Bourse de croissance TSXV a échappé 50,93 points à 1604,87 points.

Les reculs des prix du pétrole et des métaux ont déteint sur le dollar canadien, qui s'est lui-même déprécié de 0,64 cent US à 99,94 cents US.

À New York, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a cédé 203,66 points pour clôturer à 12 759,15 points, tandis que l'indice composé du Nasdaq a perdu 40,16 points à 2910,32 points et que l'indice élargi S&P 500 a échappé 20,97 points à 1343,36 points.

L'annonce faite lundi par le premier ministre chinois, Wen Jiabao, au sujet d'une réduction de la cible de croissance du pays à 7,5 pour cent pour 2012, comparativement à huit pour cent ces dernières années, a continué à faire des vagues mardi.

«Si la Chine n'est pas immunisée à ce ralentissement économique mondial, alors, en ce qui me concerne, personne n'est vraiment immunisé», a estimé Gareth Watson, vice-président de la gestion des investissements et de la recherche chez Richardson GMP.

La vigueur de la croissance chinoise a donné ces dernières années un important coup de pouce à l'économie mondiale, qui peine toujours à se remettre de la crise financière de 2008. Cette croissance a notamment stimulé les prix des matières premières et ces derniers ont, en retour, appuyé les gains de la Bourse de Toronto, laquelle est fortement exposée au secteur des ressources.

De nouvelles données ont indiqué mardi que l'économie de la zone euro s'était contractée de 0,3 pour cent au cours du quatrième trimestre, par rapport au trimestre précédent.

Le Brésil a quant à lui affiché une croissance de 2,7 pour cent de son produit intérieur brut (PIB) l'an dernier, ce qui reste largement inférieur à celle de 7,5 pour cent observée en 2010. Selon les responsables brésiliens, les problèmes économiques des États-Unis et de l'Europe sont à blâmer pour le recul de la demande pour les matières premières du pays.

La Grèce a aussi été présente sur le radar des investisseurs mardi, à quelques heures de l'annonce du niveau de participation des créanciers privés dans l'échange d'obligation négocié il y a quelques semaines. La réussite de cette opération est cruciale pour l'avenir du pays, puisqu'elle représente une condition à l'obtention du nouveau sauvetage de 130 milliards d'euros qui devrait permettre à la Grèce d'éviter la défaillance.

Lundi, le groupe bancaire en charge des négociations pour les créanciers a indiqué que 12 des grands investisseurs s'étaient engagés à participer à l'opération, mais plusieurs autres devront se joindre à eux pour que l'entente soit qualifiée de succès.

Le cuivre a été parmi les ressources les plus touchées mardi, avec un recul de 12 cents US à 3,74 $ US la livre à New York. Le secteur des métaux de base a ressenti cette chute et a lui-même plongé de 3,44 pour cent, tiré vers le bas notamment par le titre de Teck Resources (TSX:TCK.B), qui s'est départi de 72 cents à 35,48 $, et par celui de First Quantum Minerals (TSX:FM), qui a cédé 1,35 $ à 20,60 $.

Le secteur de l'énergie a glissé de 2,8 pour cent, le cours du pétrole brut ayant lâché 2,02 $ US à 104,70 $ US le baril à la Bourse des matières premières de New York. L'action de Canadian Natural Resources (TSX:CNQ) a perdu 36 cents à 35,25 $, tandis que celle de Suncor Énergie (TSX:SU) a rendu 1,49 $ à 33,32 $.

Le cours du lingot d'or a lui aussi perdu des plumes, se dépréciant de 31,80 $ US à 1672,10 $ US l'once à New York. Le secteur aurifère du parquet torontois a laissé environ 1,6 pour cent. L'action de Barrick Gold (TSX:ABX) a largué 66 cents à 45,72 $, tandis que celle de Goldcorp (TSX:G) a lâché 76 cents à 46,89 $.

Le secteur de la finance a pour sa part reculé de 1,5 pour cent, influencé par l'action de la Financière Manuvie et sa chute de 50 cents à 11,81 $, ainsi que par celle de la Financière Sun Life (TSX:SLF), qui a effacé 85 cents à 20,75 $.

La Banque Scotia (TSX:BNS) a affiché un bénéfice trimestriel en hausse, mais celui-ci, une fois dépouillé des éléments non récurrents, s'est avéré inférieur aux attentes des analystes. La Scotia a tout de même augmenté son dividende de trois cents à 55 cents par action. Le titre de la banque a abandonné 77 cents à 52,94 $.

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