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La grève des camionneurs à Sao Paulo fait craindre une pénurie de carburant

06/03/2012 07:48 EST | Actualisé 06/05/2012 05:12 EDT

SAO PAULO - Les camionneurs en grève de Sao Paulo ont refusé de livrer du carburant aux quelque 2000 stations-service de la ville mercredi, aggravant la crise qui pourrait se transformer en pénurie majeure dans la plus grande ville d'Amérique du Sud.

Les camionneurs, qui sont entrés en grève lundi, protestent contre des restrictions sur les endroits et les moments de la journée où ils peuvent circuler dans la ville.

Le vice-président du syndicat des camionneurs de Sao Paulo, Claudinei Pelegrini, a indiqué que les membres du syndicat se prononceraient jeudi sur la poursuite de la grève. Les dirigeants syndicaux recommandent la fin de la grève, mais la décision appartient aux camionneurs, a-t-il précisé.

Les grévistes défient un ordre de la cour émis mardi, qui impose aux syndicats une amende de 565 000 $US si la grève se poursuit.

La région métropolitaine de Sao Paulo, qui compte 20 millions d'habitants, est l'une des zones urbaines les plus congestionnées du monde, célèbre pour ses immenses bouchons de circulation.

La ville compte quelque sept millions de véhicules et plus de cinq millions de personnes empruntent chaque jour les transports en commun, menacés de paralysie si la grève se poursuit.

«Ce sera le chaos demain. Je fais le plein chaque fois que je passe devant une station-service qui semble avoir encore du carburant», a dit un chauffeur de taxi, Ricardo Soares, en faisant la file devant une station Shell du centre de la ville. «Le maire doit céder. Il n'y a pas d'autre solution.»

Les responsables syndicaux ont assuré que les camionneurs continueraient de livrer du carburant à la police et aux services d'ambulance.

José Gouveia, président d'une association qui représente les propriétaires de stations-service, a indiqué que la plupart des 2000 stations de la ville étaient à sec et qu'il faudrait du temps pour que la situation se rétablisse.

«Si la grève se termine aujourd'hui, il faudra au moins cinq jours pour que les choses reviennent à la normale dans les stations», a-t-il dit.

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