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«L'Empire Bo$$é», avec Guy A. Lepage, un film satirique sur les affaires et la corruption (VIDÉO)

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EMPIRE BOSSE
L'Empire Bo$$é | L'Empire Bossé

MONTRÉAL - Pognon, fric, cash, billets verts: l'argent domine le film «L'Empire Bo$$é», une caricature des mondes politique et des affaires du Québec, en salles le 16 mars prochain.

La satire est racontée à travers l'histoire de Bernard Bossé (Guy A. Lepage), qui réussit très tôt à soutirer de l'argent à la classe moyenne, «comme tout bon homme d'affaires sait le faire», dixit le narrateur du film. Dès le jour où il arrache avidement une pièce de 25 sous à son oncle, le businessman goûte à ce qui l'affamera toute sa vie: la quête du profit.

«Bernard Bossé profite de toutes les opportunités — financières ou politiques — pour s'enrichir, un point c'est tout», résume Guy A. Lepage, qui incarne celui que le spectateur suit à travers la lentille d'un documentariste (Jean-François Casabonne) qui relate et commente la vie de l'homme sur une période de 50 ans.

À ses côtés, le sympathique Jacques «Coco» Lacasse (Claude Legault), la naïve Lise Fillion Bossé (Valérie Blais), la pulpeuse Simone de Carufel (Magalie Lépine-Blondeau) et l'impitoyable mais malhabile Michel de Carufel (James Hyndman) viennent tour à tour l'aimer, lui mettre des bâtons dans les roues et l'inspirer, sans jamais toutefois le détourner de sa priorité absolue, celle d'élargir son empire.

«L'idée, c'était de faire une comédie sur la corruption dans le milieu des affaires», explique le réalisateur Claude Desrosiers, connu pour son travail dans la série «Les hauts et les bas de Sophie Paquin» et le film «Dans une galaxie près de chez vous», notamment. Mais le long métrage ne vise personne en particulier, assure-t-il. «Ça aurait été réducteur de s'en prendre à une seule personne. Le fait de prendre plusieurs modèles rend le film encore plus absurde.»

«Dans le film, on fait un condensé de plusieurs choses qui sont déjà arrivées, mais dans d'autres contextes. On concentre tout ça sur quelques personnages», explique Claude Legault, dont la vie de son personnage, Coco, se résume à être l'ami de Bossé.

«On va enfin pouvoir se défouler sur le sujet (de la corruption du monde des affaires). C'est pas drôle, les crosseurs, ça brise des vies, mais on peut au moins s'amuser avec ca.»

Blond, gaillard et dodu, le bon Coco n'a rien à voir avec le policier Ben Chartier de «19-2» ou le Marc Forest au corps découpé de «Minuit, le soir». «J'ai pris du poids avec beaucoup de plaisir, se rappelle Claude Legault. Ça a pris deux mois de bouffes et de beuveries gargantuesques en France.»

Résultat, le comédien, qui estime que son corps «appartient à l'industrie», a pris 15 livres et assumé son épicurisme. «Je suis un futur gros!», lance-t-il à la blague.

Valérie Blais, candide et amoureuse de Bernard Bossé dans la peau de sa compagne Lise, est elle aussi transformée dans le film. «Le plus difficile, ça a été de trouver un moyen de faire en sorte que ma peau ne reflète pas la lumière, de choisir le fond de teint et les couleurs qui m'allaient le moins bien», explique la comédienne, qui prend un malin plaisir à s'enlaidir, car, dit-elle, «c'est un peu délinquant».

James Hyndman a lui aussi eu droit à une transformation, capillaire celle-là. Coiffé d'une perruque, il incarne Michel de Carufel, l'éternel rival de Bernard Bossé, qui se bat pour le contrôle des médias, l'accès aux ressources du nord du Québec et se délecte du passage de Bossé devant une commission d'enquête, pendant laquelle l'homme d'affaires perd momentanément la mémoire.

L'histoire est truffée de références aux scandales qui ont marqué les dernières décennies, mais l'ambiance du plateau, sympathique et agréable au dire de l'équipe, teinte le film qui porte malgré tout sur un sujet sérieux. «Je pense que la critique passe mieux avec l'humour, observe Valérie Blais. Ça donne un côté sucré, ça fait mieux passer la pilule.»

Quand même, c'est le côté engagé de l'oeuvre qui a attiré bien des comédiens, dont Guy A. Lepage. «L'expression "Il faut créer de la richesse", ça sert juste à rendre les riches plus riches, se désole-t-il. Nous travaillons tous collectivement pour le bien-être exclusif de quelques personnes.»

Mais les affaires riment-elles nécessairement avec la corruption? «La corruption est à portée de mains, selon Guy A. Lepage. Un homme d'affaires n'est pas obligé de la prendre. Ce n'est pas parce qu'on est riche qu'on n'a pas d'éthique. Mais si on est riche et qu'on veut être crosseur, eh bien on a le bon outil pour le devenir davantage!»

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