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Des étudiants livrent des études les appuyant à la ministre de l'Éducation

06/03/2012 03:33 EST | Actualisé 06/05/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Une centaine d'étudiants se sont présentés mardi aux bureaux montréalais de la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, afin de poser un geste symbolique pour soutenir leur opposition à la hausse des droits de scolarité.

Une chaîne humaine a été formée pour livrer une bonne quantité de boîtes contenant des recherches qui démontrent qu'une hausse des frais de scolarité a bel et bien un impact sur l'accessibilité aux études, particulièrement pour les démunis et la classe moyenne.

«La ministre de l'Éducation nous rappelle souvent qu'il n'y a aucune recherche rigoureuse qui montre qu'il va manquer d'étudiants sur les bancs d'école, qui montre finalement le lien entre accessibilité et hausse des frais de scolarité», a expliqué la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins.

«Nous sommes venus enlever le bandeau devant les yeux de la ministre pour lui démontrer par des recherches que, oui, il va y avoir un impact», a-t-elle ajouté.

La manifestation, organisée par la FEUQ et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), visait à augmenter la pression sur le gouvernement Charest pour que celui-ci recule avant le dépôt du budget du ministre des Finances, Raymond Bachand, qui aura lieu le 20 mars.

«Nous demandons au ministre Bachand de reculer à son prochain budget sur cette décision-là, mais s'il s'entête et persiste dans la hausse des frais de scolarité, (...) nous allons continuer la pression. Nous avons déjà des associations étudiantes qui sont prêtes à prendre des mandats de grève renouvelables dès le 23 mars. Nous sommes déjà sur un pied de guerre de ce côté-là», a précisé Mme Desjardins.

Jusqu'ici, 125 000 étudiants des niveaux collégial et universitaire ont voté en faveur de la grève.

Quelque 30 000 étudiants de l'Université Concordia doivent notamment se prononcer au cours de la semaine.

Par ailleurs, bien qu'elle se réjouisse de l'appui du milieu artistique aux revendications étudiantes, la présidente de la FEUQ n'a pas caché son malaise face à l'invitation à la désobéissance civile lancée par le comédien Claude Legault.

«C'est une déclaration qui est très maladroite, très malhabile, a-t-elle dit. C'est ce qu'on ne devrait jamais dire. Nous n'avons jamais appelé à la violence et nous n'appellerons jamais à la violence. Pour nous, c'est inadmissible, ce genre de propos. On comprend que ç'a probablement dépassé sa pensée.»

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