Mitt Romney obtient des appuis de taille à la veille du Super Mardi

Romney

Première Publication: 5/03/2012 18:25 Mis à jour: 8/03/2012 14:41

WASHINGTON - Mitt Romney espère se servir du «Super Mardi» pour réaffirmer sa position de meneur incontesté de la course à l'investiture républicaine, qui vise à choisir un candidat pour affronter le président Barack Obama à l'élection présidentielle de novembre aux États-Unis.

À la veille du Super Mardi, la plus importante journée de scrutin depuis le début des primaires républicaines, Mitt Romney a récolté de nouveaux appuis importants lundi: ceux du représentant Eric Cantor, numéro 2 du Parti républicain à la Chambre des représentants, du sénateur conservateur Tom Coburn et de l'ex-sénateur John Ashcroft, ancien procureur général sous l'administration de George W. Bush.

L'issue de cette journée de vote pourrait de nouveau remodeler la course à l'investiture républicaine dans laquelle plusieurs candidats ont sérieusement réduit l'écart qui les séparait de Mitt Romney, le plus récent étant Rick Santorum, ancien sénateur de la Pennsylvanie.

Plus du tiers des délégués nécessaires pour obtenir la nomination républicaine seront en jeu mardi, soit plus que tous les autres primaires et caucus ayant déjà eu lieu depuis le début de la course. Le président Obama, quant à lui, a choisi cette journée pour tenir sa première conférence de presse de l'année, une occasion de détourner l'attention des républicains et de défendre son bilan d'intendance économique constamment attaqué par l'opposition.

Mitt Romney est en bonne position après sa quatrième victoire consécutive samedi dans les caucus de l'État de Washington. Mais plusieurs des républicains les plus conservateurs ne croient pas à la pureté idéologique de l'ancien gouverneur du Massachusetts, à cause de ses prises de position passées sur des dossiers sensibles comme l'avortement, le mariage gai et la réforme du système de santé.

Rick Santorum mène la charge dans un débat de plus en plus vif sur les valeurs sociales conservatrices, mais ces questions menacent de jeter une ombre sur les inquiétudes économiques des Américains, qui pourraient bien être la clé de la victoire en novembre. Le président Obama est considéré comme vulnérable sur l'économie, qui a connu de grandes difficultés dans les trois premières années de sa présidence, après un quasi effondrement du système financier américain dans les derniers mois de la présidence de George W. Bush.

Mitt Romney et Rick Santorum ont passé la journée de dimanche à faire campagne en Géorgie, au Tennessee, en Oklahoma et en Ohio, quatre des dix États qui participent au Super Mardi.

Devant des partisans réunis dans une usine de Canton, en Ohio, Mitt Romney a tenté de détourner le débat des sujets sociaux et de le ramener à l'économie.

«Je regarde cette campagne en ce moment et je vois beaucoup de gens parler de beaucoup de choses, mais ce dont nous devons parler pour défaire Barack Obama, c'est de créer de bons emplois et de réduire la taille du gouvernement, et c'est ce que je fais», a dit M. Romney.

Rick Santorum a quant à lui déclaré à des résidants de l'Ohio qu'une élection devait être méritée et non «achetée», en référence à la fortune de M. Romney et à sa machine électorale bien huilée.

«Regardez ce que les candidats ont surmonté et ce qu'ils offrent à ce pays, et pas seulement combien d'argent ils ont», a-t-il dit devant des centaines d'étudiants et de partisans à la Dayton Christian School.

«Où est l'âme, où est la conviction, où est la lutte?» a-t-il demandé.

L'État clé du Super Mardi pourrait bien être l'Ohio, où MM. Santorum et Romney ont passé beaucoup de temps et consacré beaucoup de ressources au cours des dernières semaines. La performance de Rick Santorum en Ohio pourrait bien sceller son destin — et celui de Mitt Romney — pour le reste de la course à l'investiture républicaine. Les plus récents sondages placent les deux candidats au coude-à-coude.

Un total de 419 délégués sont en jeu mardi, et un candidat a besoin de 1144 délégués pour remporter l'investiture. Mitt Romney arrive pour l'instant en tête de la course avec 203 délégués, suivi de Rick Santorum avec 92 délégués, de Newt Gingrich avec 33 délégués et de Ron Paul avec 25 délégués.

L'équipe de campagne de M. Romney s'est dite convaincue qu'il remporterait plus de délégués que ses adversaires mardi. MM. Santorum et Gingrich n'ont pas récolté assez de signatures pour se qualifier pour la primaire de la Virginie, alors que M. Santorum ne pourra remporter 18 des 66 délégués de l'Ohio pour les mêmes raisons. Une victoire de M. Santorum en Ohio enverrait le signal que M. Romney, longtemps considéré comme le meneur, est plus faible que les apparences le laissent penser.

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Publié par Geoffrey Dirat  |