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Rene Bourque espère renverser la vapeur contre son ancienne équipe

05/03/2012 03:20 EST | Actualisé 05/05/2012 05:12 EDT

BROSSARD, Qc - Rene Bourque est sûrement un de ceux que Randy Cunneyworth veut voir fournir plus d'intensité. «Une demi vitesse de plus», pour utiliser l'expression de l'entraîneur du Canadien, lundi.

L'ailier droit déçoit depuis que le Tricolore a fait son acquisition, le 12 janvier, dans l'échange impliquant Michael Cammalleri.

En 22 matchs, Bourque montre une fiche de quatre buts et de deux passes, en plus d'un piètre différentiel en défense de moins-12.

En contrepartie, Cammalleri a 11 points à son dossier (six buts, cinq passes), en plus d'un différentiel de moins-4. À Calgary lundi, on a confirmé son absence face au Tricolore. L'ailier gauche a subi, la veille, une blessure au haut du corps qui lui fera rater le rendez-vous.

«C'est bien évident que mon rendement n'est pas à la hauteur, a reconnu Bourque, en repoussant du revers de la main les comparaisons avec Cammalleri. J'ai de la difficulté à trouver le fond du filet et j'espère renverser la vapeur dans les 16 derniers matchs.»

Rien de mieux qu'une visite à Calgary, contre ses anciens potes des Flames, pour qu'il sonne le réveil.

«Vous en faites toujours un peu plus quand vous affrontez votre ancienne équipe, a relevé Cunneyworth. Si Rene préconise son style, comme on sait qu'il peut le faire, il va être efficace. Mais il aura besoin de soutien. Ce n'est jamais l'affaire d'un gars. Chacun doit apporter sa contribution, et Rene doit faire sa part. Ce sera un match émotif pour lui, mais ce qui compte plus que tout c'est la victoire.»

À entendre le patineur albertain natif de Lac La Biche, les retrouvailles avec son ancienne équipe ne revêtent pas un cachet fort particulier pour lui.

«Ce sera agréable de renouer avec la famille et les amis, a-t-il dit, avec détachement. Ce sera peut-être émotif un peu parce que j'ai plusieurs excellents amis chez les Flames, avec lesquels je suis encore en contact. L'entraîneur Brent Sutter m'a beaucoup aidé. Mais je porterai toute ma concentration à offrir un bon rendement. Je veux bien jouer. Je veux qu'on gagne. J'espère que les gars vont être prêts.»

Affirmant s'être dévoué corps et âme au cours des trois saisons et plus qu'il a passées dans l'organisation des Flames, Bourque a dit s'attendre de recevoir un accueil respectueux de la part des partisans albertains.

«Je ne crois pas qu'on va me huer, a-t-il avancé. Les partisans là-bas n'ont pas l'habitude de réserver ce genre de traitement aux anciens joueurs. Du moins pas encore... Je verrai bien sur la glace, mardi», a-t-il ajouté, en esquissant un sourire.

À l'entraînement lundi, Bourque a retrouvé Tomas Plekanec et le jeune Louis Leblanc complétait le duo à l'attaque. Bourque a déjà été jumelé à Plekanec, à son arrivée à Montréal.

«J'espère que ça va aller mieux. Ça ne s'était pas bien passé la première fois. Il y a place pour de l'amélioration. Nous allons tous les deux essayer de terminer la saison en force.»

L'ailier âgé de 30 ans a admis avoir trouvé difficile de tourner la page à la fin de son association avec les Flames. Mais il a assuré, du même souffle, ne pas éprouver de problèmes d'adaptation au sein de sa nouvelle équipe.

«Ça se passe de la même façon chez toutes les équipes, a-t-il résumé. C'est très semblable d'une équipe à l'autre.»

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