POLITIQUE

Marois commente le départ de Lisette Lapointe et la réflexion d'Aussant

05/03/2012 03:29 EST | Actualisé 05/05/2012 05:12 EDT
CP

MONTRÉAL - La chef péquiste Pauline Marois n'a manifesté aucune amertume envers l'ex-députée péquiste devenue indépendante Lisette Lapointe, qui a fait savoir dimanche qu'elle ne solliciterait pas de nouveau mandat.

Mme Lapointe, qui fait partie du groupe qui s'était montré très critique envers la chef Pauline Marois et sa gouvernance souverainiste, terminera son mandat comme députée de Crémazie, qui recoupe le quartier d'Ahuntsic à Montréal, mais ne briguera plus les suffrages par la suite.

Interrogée à ce sujet lundi à Montréal, alors qu'elle donnait une conférence de presse sur un autre thème, Mme Marois a plutôt salué Mme Lapointe avec politesse.

«Non je ne suis pas soulagée. C'est toujours difficile de prendre une décision comme celle-là, je comprends que madame Lapointe soit un peu triste à ce moment-ci. Elle a donné, je crois, le meilleur d'elle-même pour son comté, pour servir ses concitoyens. Je comprends qu'elle demeure souverainiste. Moi je lui souhaite bonne chance pour la suite des choses. Et je souhaite qu'elle continue à défendre notre projet de pays», a commenté Mme Marois.

Quant à l'autre ex-député péquiste qui a quitté le PQ pour devenir indépendant puis fonder Option nationale, Jean-Martin Aussant, qui semblait intéressé à revenir au PQ si le parti refaisait de la tenue d'un référendum sur la souveraineté un enjeu omniprésent, Mme Marois s'est montrée prudente.

Elle a d'abord souhaité qu'il réintègre le Parti québécois pour que tous les souverainistes puissent travailler ensemble à l'objectif de la souveraineté.

Du même souffle cependant, elle a vite fermé la porte à l'idée de replonger dans les supputations concernant un éventuel échéancier référendaire.

«La stratégie, nous ne la discuterons pas sur la place publique, soyez sûrs de cela. Je vous dirais que je ne prendrai pas l'engagement de ne pas tenir de référendum ni d'en tenir un. Nous allons prendre la décision lorsque nous jugerons qu'il est possible d'avoir l'appui d'une majorité de la population québécoise», a résumé Mme Marois.