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Le TSX recule, plombé par les matières premières et les inquiétudes sur la Chine

05/03/2012 10:09 EST | Actualisé 05/05/2012 05:12 EDT

TORONTO - La Bourse de Toronto a terminé la séance de lundi en baisse, tirée vers le bas par les titres liés aux matières premières et les plus faibles perspectives de croissance en provenance de la Chine.

L'indice composé S&P/TSX a cédé 119,87 points pour clôturer avec 12 523,95 points, tandis que la Bourse de croissance TSXV a retraité de 23,07 points à 1655,83 points.

Le dollar canadien s'est déprécié de 0,57 cent US à 100,58 cents US.

Les marchés américains ont aussi terminé la journée dans le rouge, après que le premier ministre chinois, Wen Jiabao, eut abaissé la cible de croissance économique du pays à 7,5 pour cent, alors que celle-ci se situait à huit pour cent depuis des années. Wen Jiabao a souligné l'intention du pays de faire grimper la consommation nationale et de mettre de l'avant une politique monétaire «prudente».

«Cela vient confirmer ce que tout le monde savait déjà à peu près, c'est-à-dire que la Chine va croître à un rythme plus modéré que celui que tout le monde aimerait voir, et certainement à un rythme plus lent que celui qui a été observé pendant la plus grande partie de la dernière décennie», a indiqué Craig Fehr, stratège des marchés canadiens chez Edward Jones, à St. Louis.

La moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a perdu 14,76 points à 12 962,81 points, tandis que l'indice composé du Nasdaq a reculé de 25,71 points à 2950,48 points et que l'indice élargi S&P 500 a glissé de 5,3 points à 1364,33 points.

L'économie chinoise a progressé de 9,2 pour cent l'an dernier, en baisse par rapport à sa croissance de 10,3 pour cent en 2010, le gouvernement ayant graduellement pris des mesures pour ralentir la croissance et amoindrir l'inflation. En outre, plusieurs gouvernements locaux éprouvent de la difficulté avec leurs dettes et, avec la crise en Europe et la fragile reprise américaine, la demande pour les exportations chinoises est moins forte.

La solide croissance chinoise a fortement contribué à la reprise économique mondiale, qui éprouve toujours une certaine difficulté à se remettre de la crise financière de 2008, et celle croissance a aussi appuyé la hausse des cours des matières premières et celle des prix des actions sur le parquet boursier de Toronto, qui est fortement exposé au marché des ressources naturelles.

Malgré la faible performance des marchés d'actions, des analystes ont noté que la confiance envers l'économie chinoise n'était pas en voie de se détériorer de façon importante.

«Un des côtés positifs, c'est que la Chine a la capacité, d'un point de vue politique, de stimuler la croissance, et peut-être encore mieux que certaines pays développés», a estimé M. Fehr.

«Alors lorsqu'ils arrivent avec une cible comme 7,5 pour cent, je crois que ce n'est pas si inquiétant. Il ne faut pas oublier que c'est trois fois plus que les taux de croissance que risquent d'afficher les économies américaine et canadienne.»

Le cours du pétrole brut a connu une journée mouvementée pour finalement afficher une hausse de 2 cents US à 106,72 $ US le baril. Le secteur torontois de l'énergie a cependant cédé 1,83 pour cent, lésé par l'action de la Pétrolière Impériale (TSX:IMO), qui a effacé 81 cents à 46,08 $, et celle de Suncor Énergie (TSX:SU), qui a lâché 64 cents à 34,81 $.

Mais la composante des métaux de base a plongé de 4,42 pour cent, le prix du cuivre ayant lui-même rendu 4 cents US à 3,86 $ US la livre à la Bourse des matières premières de New York. La Chine est le plus grand consommateur mondial de cuivre. L'action de Teck Resources (TSX:TCK.B) a perdu 2,32 $ à 36,20 $, tandis que celle de HudBay Minerals (TSX:HBM) a abandonné 37 cents à 11,30 $.

Le secteur aurifère a cédé 1,71 pour cent, le cours du lingot s'étant déprécié de 5,90 $ US à 1703,90 $ US l'once. Le titre de Goldcorp (TSX:G) a rendu 92 cents à 47,65 $, tandis que celui de Kinross Gold (TSX:K) s'est départi de 21 cents à 10,57 $.

Le groupe industriel a effacé 0,68 pour cent. Dans ce secteur, Bombardier (TSX:BBD.B) a vu son action se défaire de 11 cents à 4,23 $.

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