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L'ACI prévoit une hausse de 0,3 pour cent des ventes résidentielles en 2012

05/03/2012 10:18 EST | Actualisé 05/05/2012 05:12 EDT

TORONTO - Les ventes de résidences au Canada cette année seront supérieures à celles de 2011, tandis que les prix demeureront stables dans la plupart des régions du pays, a affirmé la plus importante association immobilière canadienne, lundi, dans une révision à la hausse de ses prévisions.

L'Association canadienne de l'immeuble (ACI) a dit s'attendre à ce que le marché résidentiel de la revente enregistre une croissance de 0,3 pour cent cette année, à 458 000 unités, contre 457 305 en 2011, en grande partie grâce à la faiblesse des taux d'intérêt.

Le prix moyen à l'échelle nationale devrait baisser de 1,1 pour cent en 2012 pour atteindre 359 100 $, mais cela découlera de la baisse des ventes d'une valeur de plusieurs millions de dollars réalisées à Vancouver, le marché immobilier le plus coûteux au Canada.

Les prix devraient demeurer à leurs niveaux actuels dans la plupart des marchés du pays, a indiqué l'ACI.

En novembre, l'ACI avait prévu une baisse de 0,5 pour cent des ventes de logements cette année. Elle avait aussi prédit que le prix moyen à l'échelle nationale demeurait à son niveau de 362 700 $.

L'ACI a revu à la hausse ses prévisions alors que les banques centrales du Canada et des États-Unis maintiennent à de faibles niveaux leurs taux directeurs afin de contrer le ralentissement économique provoqué par la crise de la dette en Europe.

«Les risques que courent les perspectives économiques canadiennes demeurent élevés en raison du bourbier de la dette souveraine européenne, cependant la prolongation des taux d'intérêt bas laisse entrevoir une lueur d'espoir», a affirmé l'économiste en chef de l'ACI, Gregory Klump.

«Pourvu qu'on maîtrise la crise de la dette en Europe et qu'on évite une récession économique mondiale, les faibles taux d'intérêt vont appuyer les ventes et les prix des propriétés au Canada», a-t-il ajouté.

Benjamin Tal, économiste à la Banque CIBC, a indiqué que les nouvelles prévisions de l'ACI étaient davantage en phase avec les siennes, même si elles s'apparentaient à celles «du meilleur scénario».

«Il s'agit d'un marché immobilier stagnant, a-t-il noté. Il ne s'agit pas d'un marché qui va exploser. Il s'agit d'un marché immobilier dont vous verrez l'activité ralentir et les prix diminuer», a ajouté M. Tal.

L'ACI prévoit que l'Alberta, la Saskatchewan et la Nouvelle-Écosse enregistreront une croissance des ventes cette année, ce qui devrait compenser le recul de celles en Colombie-Britannique, en Ontario et au Nouveau-Brunswick.

Pour 2013, l'ACI s'attend à un déclin des ventes à l'échelle canadienne de 0,3 pour cent pour atteindre 457 200 logements, avec des gains modestes dans toutes les provinces à l'exception de l’Ontario. Les prix devraient augmenter de 0,9 pour cent pour atteindre 362 300 $ à l'échelle nationale.

M. Klump a jugé que le marché immobilier était en santé.

«Les récentes tendances sont rassurantes, mais si les taux d'intérêt demeurent bas pendant un certain temps encore, le marché canadien de l'habitation fera sans aucun doute l'objet d’une surveillance accrue pour détecter des signes de surchauffe», a-t-il affirmé.

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