POLITIQUE

Le groupe citoyen Sept-Îles sans uranium mobilise des troupes à Toronto

05/03/2012 12:00 EST | Actualisé 05/05/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Les voix citoyennes opposées aux projets d'exploitation d'uranium sur la Côte-Nord se feront entendre à Toronto, lundi, à l'occasion de la conférence de l'Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (ACPE).

Des brochures y seront distribuées par des membres de Mines Alerte (MiningWatch Canada), un groupe militant qui agira au nom de Minganie sans uranium et Sept-Îles sans uranium, a expliqué un porte-parole, Marc Fafard.

Une bannière devait par ailleurs être installée aux portes du Metro Convention Centre de Toronto, qui accueille des investisseurs du secteur minier jusqu'à mercredi.

Minganie sans uranium et Sept-Îles sans uranium souhaitent ainsi sensibiliser les investisseurs miniers à l'opposition de la population québécoise aux projets d'uranium, ajoute M. Fafard. Le Conseil de bande de Mistissini et le Grand conseil des Cris ont eux aussi fait part de leur rejet des projets, a-t-il rappelé.

Ils espèrent que leur opposition influencera le cours de l'action à la Bourse des compagnies Strateco et Uracan, les principales sociétés minières qui mènent des projets d'exploration d'uranium sur la Côte-Nord, mentionne M. Fafard.

Le premier ministre Jean Charest fait la sourde oreille à leurs appels pour un moratoire sur l'exploration et l'exploitation de l'uranium, qu'ils multiplient depuis trois ans, déplore-t-il. Plus de 25 projets d'uranium sont en cours sur la Côte-Nord seulement, fait valoir M. Fafard.

Jean Charest, qui multiplie les apparitions pour faire la promotion du Plan nord de son gouvernement, devait se rendre dans la Ville reine lundi pour participer à la conférence de l'ACPE­.

Le groupe Sept-Îles sans uranium prévoit par ailleurs une autre action pour exprimer son opposition aux projets d'exploitation du minerai, avec une journée de formation des mesures d'urgence à Gentilly, plus tard en mars.