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C-B: Les enseignants amorcent une grève de trois jours contre un projet de loi

05/03/2012 05:06 EST | Actualisé 05/05/2012 05:12 EDT

VANCOUVER - La présidente de la Fédération des enseignantes et enseignants de la Colombie-Britannique, qui ont déclenché une grève de trois jours lundi, s'est excusée auprès des parents mais a expliqué que ses membres s'opposeront aux efforts du gouvernement libéral pour faire adopter une loi restreignant les moyens de pression.

Susan Lambert a fait cette déclaration au commencement d'une grève de trois jours visant à dénoncer le projet de loi 22, qui pourrait forcer les enseignants à rester en classe et à effectuer les tâches administratives qu'ils refusent d'accomplir depuis septembre.

Le projet de loi fera l'objet de débats cette semaine à l'Assemblée législative et, une fois adopté, il imposera de lourdes amendes au syndicat ou aux membres qui décideront de ne pas respecter la loi.

Mme Lambert a affirmé que ses 41 000 membres n'enfreindraient pas la loi, mais elle a annoncé que le syndicat combattrait un gouvernement qui, selon elle, a négligé le système scolaire au point de le laisser dépérir.

Environ 550 000 élèves seront en «congé» jusqu'à jeudi puis reviendront en classe deux jours, avant une semaine de relâche déjà prévue au calendrier dans la plupart des écoles.

Lundi, les enseignants ont distribué des dépliants et brandi des pancartes devant plusieurs écoles de Vancouver, mais la présidente a insisté sur le fait que les manifestants ne formaient pas une ligne de piquetage et n'empêchaient personne d'entrer dans les établissements scolaires.

Le syndicat a eu recours à des moyens de pression limités afin de soutenir ses demandes pour des augmentations salariales et de meilleurs avantages sociaux, mais a voté en faveur d'une grève la semaine dernière après que le ministre de l'Éducation, George Abbott, eut déposé le projet de loi 22.

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