Lisette Lapointe se retire de la vie politique

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LISETTE LAPOINTE AVENIR POLITIQUE
Lisette Lapointe (CP) | CP

MONTRÉAL - La députée indépendante de Crémazie, Lisette Lapointe, a annoncé dimanche qu'elle ne se représenterait pas aux prochaines élections provinciales.

Mme Lapointe a précisé qu'elle honorerait son mandat jusqu'aux prochaines élections générales, qui pourraient avoir lieu dès ce printemps. Elle a dit avoir fait cette annonce maintenant afin de laisser le temps aux militants souverainistes de sa circonscription de s'organiser.

«Je n'ai pas pris cette décision parce que j'ai perdu la flamme», a-t-elle affirmé en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne. «J'ai commencé à militer pour la souveraineté il y a 40 ans alors que je n'avais même pas 30 ans et j'entrerai dans ma 70e année cet été. Je pense que le temps est venu pour moi de passer le flambeau à la relève brillante et engagée.»

Le fait que la politicienne célébrera cette année son 20e anniversaire de mariage avec Jacques Parizeau a également pesé lourd dans la balance.

«Durant les 20 dernières années, mon mari et moi avons eu la politique dans notre mire. Aujourd'hui, il a passé le cap des 80 ans et je pense que c'est important que nous passions du bon temps ensemble», a-t-elle révélé.

En juin dernier, Lisette Lapointe avait claqué la porte du Parti québécois en compagnie de ses collègues Louise Beaudoin et Pierre Curzi, respectivement députés de Rosemont et de Borduas.

Dimanche, Mme Lapointe a déclaré que, n'eut été de son âge, elle aurait défendu les couleurs d'Option nationale, le nouveau parti souverainiste fondé par un autre péquiste dissident Jean-Martin Aussant, aux prochaines élections.

«Si j'avais quelques années de moins, je serais très fière de me présenter aux côtés de Jean-Martin Aussant sous la bannière d'Option nationale», a-t-elle soutenu. «La souveraineté doit être remise à l'avant et je pense que la création de ce parti, avec tous ces jeunes qui sont déterminés à réaliser l'indépendance du Québec et M. Aussant à leur tête, ça force le Parti québécois à redresser la barre.»

Un coup de main dont le parti de Pauline Marois a bien besoin, a estimé la députée indépendante.

«On a beau dire que la souveraineté est importante et urgente, quand on met dans le programme qu'on la fera 'au moment jugé opportun', il y a un genre de contradiction», a-t-elle tranché.

Questionnée au sujet de Diane De Courcy, la présidente de la Commission scolaire de Montréal dont la possible candidature comme péquiste dans Crémazie a récemment fait l'objet de rumeurs, Lisette Lapointe a assuré que cela n'avait pas influencé sa décision de quitter son siège.

«Il y a longtemps que Mme De Courcy m'a dit qu'elle m'appuierait tant que je serais là mais qu'elle serait intéressée à prendre la relève si je partais», a-t-elle indiqué. «C'est clair pour moi et pour plusieurs autres personnes, mais cela n'a absolument pas joué.»

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