NOUVELLES

Les Jeunes conservateurs réunis à Montréal en présence de nombreux ministres

03/03/2012 06:27 EST | Actualisé 03/05/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Près de 200 Jeunes conservateurs venus de différentes régions du Canada ont choisi la ville de Montréal afin d'y tenir leur tout premier rassemblement cette fin de semaine.

Plusieurs ministres participent à la Conférence 2012, dont Jason Kenney, James Moore, Christian Paradis et Maxime Bernier. Le sénateur Jacques Demers était présent en matinée samedi.

Interrogé par Radio-Canada en fin d'après-midi samedi, le ministre Paradis a dit vouloir encourager la relève, en dépit de ce qu'il a qualifié de «courant majoritaire de la part des médias et des think tanks de gauche au Québec». Il estime que les propos des conservateurs sont souvent mal cités.

Une cinquantaine de manifestants opposés aux idées de droite du parti ont dénoncé l'événement. Des membres de la coalition Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) se sont rassemblés devant l'hôtel Delta, où le rassemblement conservateur avait lieu.

Mathieu Francoeur, de la CLAC, estime que la tenue de cette première conférence des Jeunes conservateurs à Montréal relève pratiquement de la provocation.

Il s'est dit «insulté» par le texte d'invitation à cet événement qui mentionnait le désir de «célébrer la victoire du 2 mai 2011» et «préparer l'avenir conservateur du Canada». Il s'est également étonné de voir le parti choisir Montréal, au Québec, là où les troupes de Stephen Harper ont seulement élu cinq députés lors des dernières élections fédérales.

«L'idée est de dénoncer cette conférence et les politiques conservatrices, a expliqué M. Francoeur. Nous voulons également être visibles, pour que ces jeunes provenant d'un peu partout au Canada nous voient et sachent qu'ils ne sont pas les bienvenus à Montréal.»

La CLAC dit ainsi cibler «malheureusement l'ensemble de l'oeuvre» conservatrice depuis l'arrivée au pouvoir des troupes de Stephen Harper. Cela comprend également «toutes les idées de droite et d'extrême-droite, y compris le patriotisme et le militarisme», a ajouté M. Francoeur.

Selon Christian Paradis, la conférence sert plutôt à donner une voix au parti. «Il faut avoir une contrebalance, a-t-il déclaré à Radio-Canada. «Il y a beaucoup d'éditoriaux [au Québec], plus qu'ailleurs au pays. On se fait accuser d'avoir la langue de bois, mais, malheureusement, il peut y avoir des propos qui ont été pris hors contexte.»

Alexandre Meterissian, un des participants, a expliqué que Montréal s'imposait pour de nombreuses raisons. Il a notamment cité le caractère centralisateur de la métropole et le désir du parti de marquer sa présence au Québec. «C'est également facile d'accès, en plus d'être assez proche d'Ottawa. C'est plus facile d'organiser l'événement à Montréal qu'à Vancouver ou Toronto, par exemple», a-t-il ajouté.

L’objectif de la rencontre est d'encourager les jeunes conservateurs à s’engager davantage au sein du parti et dans les associations de circonscription.

La conférence se tient à huis clos, et il est donc impossible de filmer les jeunes en action.

Ceux-ci refusent de créer une division jeunesse, fondant plutôt leur progression au sein du parti sur le mentorat. En ce sens, cette conférence, qui tient aussi lieu de consultation prébudgétaire, sert à faire du réseautage entre les membres des différentes régions.

«Nous voulons discuter de l'orientation du parti et du gouvernement pour l'avenir, a expliqué M. Meterissian. Nous voulons également recueillir l'avis des jeunes et favoriser le réseautage, en plus de permettre aux jeunes de poser des questions aux ministres.»

Des débats ont eu lieu sur les questions du projet d'oléoduc Keystone XL et du projet de loi omnibus C-30 en matière d'information policière.

Les Jeunes conservateurs songent à faire de cette conférence un rendez-vous annuel.

PLUS:pc