NOUVELLES

Sarkozy: l'Europe en train de "tourner la page de la crise financière"

02/03/2012 08:41 EST | Actualisé 02/05/2012 05:12 EDT

Le président français Nicolas Sarkozy a estimé vendredi que l'Union européenne est "en train de tourner la page de la crise" et a dit son "immense soulagement", lors du sommet de Bruxelles qui a vu la signature formelle du pacte de stabilité budgétaire.

"Nous ne sommes pas sortis de la crise économique, mais nous sommes en train de tourner la page de la crise financière. La stratégie que nous avons mis en oeuvre est en train de porter ses fruits", s'est félicité Nicolas Sarkozy, lors d'une conférence de presse, à l'issue du Conseil européen.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de 25 pays européens, dont la France, ont signé vendredi matin le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'Union économique et monétaire, dont l'objectif est de renforcer la discipline budgétaire en Europe, afin d'éviter à l'avenir une nouvelle crise de la dette.

"Les spreads (écarts entre les taux d'intérêts des différents pays, NDLR) (...) ont retrouvé leur niveau d'avant l'été 2011", a souligné le président français. "Au cours des derniers mois nous avons profondément réformé l'Union économique et monétaire européenne" et "nous avons considérablement accéléré le rythme des prises de décision", a-t-il estimé.

"Nous avons décidé aujourd'hui (vendredi) de verser deux tranches de capital du MES dès 2012", a-t-il ajouté à propos du mécanisme européen de stabilité.

Les dirigeants des 17 pays de la zone euro ont décidé d'attendre avant de se prononcer sur un éventuel maintien du Fonds européen de stabilité financière (FESF) après la mise en place du MES. La décision sera prise "d'ici à la fin du mois de mars", a déclaré Nicolas Sarkozy.

Le président français a aussi expliqué que "la solution ne peut pas être simplement dans la discipline budgétaire. Elle doit être également dans le retour à la croissance et dans l'amélioration de la compétitivité".

Vendredi matin, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a souhaité que le pacte de stabilité budgétaire apporte "une union monétaire et économique qui marche enfin sur ses deux jambes". Le Royaume-Uni et la République tchèque sont les deux seuls pays de l'Union européenne à ne pas avoir signé ce traité.

Désormais, les Etats signataires doivent ratifier le nouveau traité, un processus qui peut prendre du temps et générer des difficultés dans certains pays. Le gouvernement irlandais a déjà annoncé qu'il convoquerait un référendum sur le nouveau pacte budgétaire.

En ce qui concerne la France, dans le contexte de campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s'est moqué de l'attitude du Parti socialiste. Lors du vote du mécanisme européen de stabilité au Parlement, "le parti socialiste s'est abstenu, il suffirait qu'il s'abstienne une nouvelle fois, puisque ça peut être une habitude, et alors à ce moment-là le traité serait ratifié, c'est sans doute ce qu'on appelle la conviction européenne chevillée au corps", a-t-il ironisé à propos de ses adversaires politiques. AP

sc/cov/nc

PLUS:pc