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Les partenaires du programme F-35 veulent plus d'informations, plus rapidement

02/03/2012 06:35 EST | Actualisé 02/05/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Le principal responsable dans le gouvernement Harper du programme d'achat des avions F-35 affirme que les pays ayant investi dans le controversé chasseur furtif veulent se réunir plus souvent pour garder un oeil sur cet onéreux programme.

Julian Fantino, ministre associé à la Défense nationale, a conclu vendredi une réunion d'information d'une journée à Washington en compagnie des pays alliés pour les informer des derniers développements sur l'impact des plus récents changements, incluant l'intention du Pentagone de repousser certaines commandes aux années ultérieures.

Une autre rencontre concernant plusieurs aspects du programme des F-35, impliquant les neuf pays s'étant engagés à acheter des chasseurs furtifs, devrait avoir lieu au cours du mois en Australie.

L'entente présentée à Washington stipule cependant que les mises à jour doivent survenir plus souvent à l'avenir.

Chaque pays a subi des foudres politiques à propos du programme de plusieurs milliards de dollars, qui a été victime de très importants dépassements de coûts et de délais étendus.

M. Fantino affirme que les points de vue dégagés lors de discussions avec les alliés et les partenaires de l'industrie sont importants.

Les États-Unis ont convaincu huit de leurs alliés d'investir 4,75 milliards $ US sur 10 ans pour développer l'appareil.

Chaque erreur et retard a fait les manchettes, particulièrement aux États-Unis, où le Pentagone prévoit des réductions de dépenses du gouvernement de 456 milliards $ US sur 10 ans. L'incertitude et les retards de développement ont poussé les Américains à retarder de plusieurs années des commandes de premières versions du chasseur.

Discuter directement avec le manufacturier et avec le Pentagone, qui coordonne les commandes internationales de l'appareil, a été utile, a indiqué M. Fantino.

Avant de se rendre à la réunion tenue à l'ambassade canadienne dans la capitale américaine, les responsables du gouvernement fédéral ont refusé de discuter des inquiétudes qu'ils pourraient avoir quant au programme, mais des informations publiées dans La Presse précisent que le coût et les délais de livraison font partie des principales interrogations canadiennes.

Autant les néodémocrates que les libéraux ont dit espérer que la réunion d'une journée amènerait le gouvernement Harper à commencer à mettre sur pied un plan de rechange pour le remplacement des CF-18 vieillissants de l'armée de l'air.

Les deux partis veulent que le programme d'achat des F-35, évalué à 9 milliards $, soit abandonné en faveur d'un appel d'offres public.

Plus tôt cette semaine, les conservateurs ont semblé adopter une position moins tranchée à propos de l'achat des chasseurs, admettant que l'avion était encore en développement et qu'un contrat formel n'avait pas encore été signé.

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