NOUVELLES

Le secteur hypothécaire sourit à la Banque Nationale

02/03/2012 05:44 EST | Actualisé 02/05/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - La Banque Nationale a fait croître ses activités de prêts hypothécaires à l'aide d'un plus grand nombre de spécialistes et en travaillant de concert avec les courtiers, mais elle n'a pas réduit ses normes de souscription pour atteindre cet objectif, a indiqué vendredi l'institution.

La sixième plus grande banque du Canada a augmenté le nombre de ses employés qui font affaires avec des agents immobiliers et des courtiers hypothécaires.

«La bonne croissance que nous avons eue ne vient pas d'une réduction de nos normes de souscriptions hypothécaires», a assuré le chef de la direction de la banque, Louis Vachon, lors d'une conférence téléphonique avec des analystes au lendemain de la publication des plus récents résultats de la Nationale.

La banque a affiché jeudi un bénéfice du premier trimestre de 332 millions $, en hausse de trois pour cent par rapport à celui de 322 millions $ engrangé à pareille période un an plus tôt.

«Cette croissance provient d'un changement significatif observé en Ontario depuis un certain temps et qui se développe maintenant au Québec», a expliqué M. Vachon.

Le chef de la direction a fait ces commentaires après qu'un analyste eu noté que la Banque Nationale (TSX:NA) avait vu ses prêts personnels et hypothécaires croître de 13 pour cent, soit davantage que la croissance observée au sein de l'industrie pour ces activités.

«Nous avons été un peu plus réceptifs aux courtiers hypothécaires que certains de nos concurrents qui, franchement, ont été un peu plus ambivalents pour ce qui est de faire affaires avec les courtiers hypothécaires», a poursuivi M. Vachon.

Le vice-président exécutif aux services bancaires des particuliers et des entreprises, Réjean Lévesque, a indiqué que même si la croissance était «assez solide» dans les hypothèques, il s'attendait à ce qu'elle ralentisse aux deuxième et troisième trimestres.

À l'extérieur du Québec, jusqu'à 45 pour cent des hypothèques proviennent des activités de courtage, a expliqué M. Lévesque, estimant que la Nationale réussissait mieux que ses concurrentes à profiter de cette réalité.

En plus de la hausse du bénéfice trimestriel, le chiffre d'affaires de la banque a totalisé 1,24 milliard $ au trimestre terminé le 31 janvier, en hausse de sept pour cent par rapport à celui de 1,16 milliard $ réalisé un an plus tôt.

En excluant les éléments non récurrents, le bénéfice s'est établi à 334 millions $, soit 2 $ par action, contre 322 millions $, ou 1,86 $ par action.

Les résultats ont surpassé les attentes des analystes financiers, qui tablaient en moyenne sur un bénéfice par action de 1,82 $ et des revenus de 1,15 milliard $.

L'action de la Banque Nationale a pris vendredi 84 cents à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 78,32 $.

PLUS:pc