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Le Front des forces socialistes participera aux élections du 10 mai en Algérie

02/03/2012 01:03 EST | Actualisé 02/05/2012 05:12 EDT

ALGER, Algérie - Le Front des forces socialistes (FFS, opposition démocratique), du leader historique Hocine Ait Ahmed, a décidé à l'issue de son Conseil national, vendredi, de participer aux élections législatives du 10 mai en Algérie.

«La participation est une nécessité tactique pour le FFS et s'inscrit en droite ligne de notre stratégie de construction pacifique de l'alternative démocratique à ce régime despotique, destructeur et corrompu», a expliqué le fondateur du FFS, en exil volontaire en Suisse, dans sa lettre aux membres du Conseil national.

«Notre but est la remobilisation politique et pacifique de notre parti et de notre peuple» plus que l'obtention de sièges au Parlement, ajoute-t-il.

Mais pour un parti comme le FFS, considéré comme la force principale de l'opposition démocratique en Algérie et qui a jusque-là systématiquement rejeté les rendez-vous électoraux, notamment les législatives de 2002 et 2007, la décision de participer aux élections est loin de faire consensus au sein des militants.

Hocine Ait Ahmed n'occulte pas cette réalité en reconnaissant dans sa lettre que «la décision du FFS de participer aux prochaines législatives a été laborieuse, en raison d'un conflit entre les partisans et les adversaires du boycott».

De par la respectabilité dont il jouit dans les milieux politiques et médiatiques à cause de son opposition frontale au système, le FFS apporte ainsi une caution de taille au processus électoral initié par le président Abdelaziz Bouteflika, à l'heure où des voix dans l'opposition s'élèvent pour mettre en doute la régularité des élections du 10 mai.

L'autre grand parti de l'opposition démocratique et rival du FFS, le Rassemblement pour la culture et la démocratie du Dr Saïd Sadi, a décidé vendredi dernier de boycotter le scrutin.

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