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L'école De Mortagne a été fermée à la suite de l'incident de jeudi

02/03/2012 06:45 EST | Actualisé 02/05/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Au lendemain d'un déploiement policier à l'école secondaire De Mortagne, à Boucherville, la direction de l'établissement a suspendu les cours, vendredi, pour tenir une journée de réflexion.

Le directeur, Serge Louka, en a profité pour faire le point avec l'équipe d'intervention de l'école et le personnel du centre de santé et de services sociaux du territoire. Il estime que la gestion de la crise s'est bien déroulée, a-t-il déclaré en entrevue avec La Presse Canadienne.

En milieu d'après-midi, jeudi, trois étudiants de l'école secondaire _ deux garçons et une fille _, âgés d'environ 16 ans, ont été arrêtés par les policiers, qui ont ensuite mis la main sur un pistolet à plomb ainsi qu'une arme jouet, qui aurait pu être confondue avec une vraie.

Personne n'a été blessé, mais voulant éviter de courir un risque, le Service de police de l'agglomération de Longueuil s'est aussitôt déployé, vers 11 h 30. Quatre-vingt policiers et civils ont été mobilisés au cours de l'opération.

Selon le directeur de l'école, une liste d'une vingtaine d'élèves qui ont été fragilisés par l'événement a été dressée et des services de soutien continueront d'être fournis de la part du CSSS Pierre-Boucher pendant la semaine de relâche qui s'amorce lundi.

Serge Louka, qui prend sa retraite officiellement le 9 mars, profitera de ce congé pour préparer le retour des élèves en compagnie de la nouvelle directrice.

En entrevue, vendredi après-midi, M. Louka a déclaré que tous les parents des 2500 élèves avaient été contactés.

«On leur a demandé: est-ce que votre jeune a besoin de soutien? Est-ce que votre jeune est bien encadré? Qu'est-ce que vous allez faire pendant votre semaine de relâche? Avez-vous besoin d'aide? On a fait la même chose avec le personnel.»

Le directeur s'est dit satisfait de l'opération policière. «Les enfants ont été confinés dans les classes un bon quatre heures. Notre personnel a bien réagi, la police aussi. Ils sont arrivés promptement, ont travaillé avec beaucoup de rigueur.»

Les élèves qui se trouvaient à l'extérieur de l'école ont été amenés dans un aréna situé tout près.

Inquiets, plusieurs parents s'étaient rendus sur le terrain de l'école secondaire lorsqu'ils ont appris la nouvelle. Plusieurs d'entre eux avaient reçu des messages textes de leurs enfants qui se trouvaient dans l'école.

L'adolescente a été relâchée sans accusation, les garçons ont été accusés de méfaits et d'avoir troublé la paix.

Au sujet des deux garçons, le directeur a précisé qu'il s'agissait de «deux bons jeunes». Ils ont été retrouvés dans un des gymnases avec d'autres élèves. «Les jeunes n'ont pas fait ça pour mal faire. Ils ne pensaient jamais que ça allait prendre cette ampleur.»

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