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Dalton McGuinty demande un gel des salaires aux enseignants sur YouTube

02/03/2012 07:56 EST | Actualisé 02/05/2012 05:12 EDT

TORONTO - Le plaidoyer du premier ministre ontarien Dalton McGuinty sur YouTube incitant les enseignants de la province à «faire leur part» pour aider à réduire les dépenses ne fera qu'envenimer les choses dans le cadre d'un conflit de travail déjà acrimonieux, ont déclaré vendredi les partis d'opposition.

Dans une vidéo mise en ligne vendredi matin, M. McGuinty a remercié les professeurs pour leurs années de travail avant de leur demander d'accepter un «véritable gel des salaires de deux ans» et des changements à leur programme de congés maladie.

La vidéo est une autre tentative des libéraux pour négocier par l'entremise des médias, ce qui nuira, au bout du compte, à la province et aux élèves, soutiennent les partis d'opposition.

Au dire du néodémocrate Peter Tabuns, il serait plutôt nécessaire pour un chef, dans ces circonstances, de négocier à la table des négociations.

Les progressistes-conservateurs, qui veulent que la province impose un gel des salaires à plus d'un million d'employés de l'ensemble de la fonction publique, disent douter que les libéraux iront véritablement de l'avant avec un gel des salaires des enseignants.

Les syndicats des professeurs font partie des groupes qui se sont unis au sein de la Working Families Coalition, et ont dépensé des millions de dollars pour s'assurer que M. McGuinty soit réélu à l'automne dernier, affirme le conservateur Peter Shurman.

Le premier ministre demande également aux professeurs de mettre fin à un «généreux programme de congés maladie» qui permet actuellement à la plupart des enseignants ontariens d'accumuler jusqu'à 200 jours au cours de leur carrière, menant à des arriérés avoisinant les 46 000 $ lorsqu'ils prennent leur retraite.

Les libéraux au pouvoir veulent limiter les enseignants à six jours de congé maladie par année et éliminer la possibilité de les accumuler et de se les faire payer, bien que les journées maladie déjà accumulées seront protégées.

Au dire de la ministre ontarienne de l'Éducation, ces jours de congé pour maladie représente un risque de 1,7 milliard $ et le gouvernement, aux prises avec un déficit de 16 milliards $, ne peut les assumer.

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