POLITIQUE

À la défense de la qualité des soins et services en CHSLD

02/03/2012 01:06 EST | Actualisé 02/05/2012 05:12 EDT
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MONTRÉAL - La directrice générale de l'Association des établissements de santé et de services sociaux, Lise Denis, se porte à la défense de ses membres les CHSLD, affirmant qu'ils ont été injustement dénigrés depuis une semaine.

«Il est temps de mettre fin au dénigrement de notre réseau public d'hébergement. Ça fait une semaine qu'il se dit n'importe quoi sur la qualité des services offerts dans les CHSLD du Québec», s'est exclamée la dg, au cours d'une entrevue avec La Presse Canadienne vendredi.

Des rapports d'inspection dans les Centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) datant de 2010 et 2011 ont fait état d'odeurs désagréables et persistantes dans certains de ces établissements, de manque de respect envers les résidants, de chambres qui ne sont pas munies de toilettes, de résidants qui ont froid lors des soins d'hygiène, etc.

Après la controverse suscitée par le dévoilement de ces rapports, la ministre déléguée aux Services sociaux, Dominique Vien, a convoqué à Québec les dirigeants des Agences régionales de la santé et des services sociaux pour demander des comptes.

Mme Denis rapporte que ses membres sont «choqués et déçus» et qu'ils estiment aussi avoir été mal défendus dans la controverse qui a duré toute la semaine. «On s'attend aussi à ce que ce réseau-là soit supporté et mobilisé, du haut en bas de notre structure, qu'elle soit politique ou administrative», tranche-t-elle.

«C'est quand même incroyable qu'à Québec, cette semaine, personne n'a été capable d'expliquer le suivi qui est fait par les établissements, parce qu'il s'en fait, des suivis, à toutes les visites d'inspection qui sont réalisées», assure la directrice générale.

«Dans ces visites d'inspection, il n'y a pas juste deux personnes du ministère, il y a aussi des gens qui viennent du Conseil de la protection des malades, du comité de résidants, de l'agence régionale, alors ce ne sont pas juste deux personnes qui se promènent. C'est un travail d'équipe qui se fait pour chacune des visites d'inspection. Et tous les établissements doivent produire un plan d'action suite à la visite d'inspection», explique-t-elle.

Ces rapports de suivi doivent éventuellement être dévoilés.

Et Mme Denis se dit persuadée que les lacunes notées dans les rapports d'inspection ont été corrigées dans la grande majorité des cas. «Ce qu'il faut voir, c'est: est-ce qu'il y a eu des correctifs apportés? D'après moi, dans 90 pour cent des cas, on va voir qu'il y a des correctifs qui ont été apportés.»

Mme Denis ne nie pas les cas qui ont été rapportés, mais estime qu'on ne peut généraliser à partir de cas inacceptables. «C'est sûr que tout n'est pas parfait; c'est vrai. Mais dans un réseau qui est aussi vaste que celui-là, il y a toujours des choses à améliorer.» La qualité est, en général, «assez extraordinaire», soutient-elle.

Son association représente tous les centres d'hébergement publics, en plus d'autres établissements de santé publics dans l'ensemble du Québec.

De son côté, l'Association des retraités des secteurs public et parapublic a invité l'association de Mme Denis à «endosser sans réserve le principe de tolérance zéro des cas de maltraitance envers les aînés», ce que Mme Denis avait fait, en entrevue.

L'association de retraités l'invite également à «prioriser la clientèle» dans ses revendications publiques.