NOUVELLES

C-B: le ministre de l'Éducation déplore la «politisation» d'enfants

02/03/2012 07:33 EST | Actualisé 02/05/2012 05:12 EDT

VANCOUVER - Le ministre de l'Éducation de la Colombie-Britannique a déploré que des enseignants aient utilisé de jeunes élèves pour faire passer leur message dans le conflit sur le renouvellement de leur contrat de travail.

George Abbott a indiqué vendredi avoir reçu des lettres d'élèves de première année d'une banlieue de Victoria, Esquimalt, qui lui demandaient de cesser son intimidation envers les professeurs.

La Fédération des enseignants de la Colombie-Britannique (BCTF) avait qualifié «d'intimidation» la loi spéciale pour le retour au travail ciblant les professeurs.

Le ministre Abbott a déclaré être certain que tous les professeurs, de même que les parents, condamneraient eux aussi la «politisation effroyable» des enfants.

La commission scolaire de la grande région de Victoria a fait savoir qu'une enquête avait été ouverte dans le dossier, précisant que le professeur impliqué avait reconnu avoir commis une erreur de jugement.

Cet incident prouve à quel point les relations sont tendues entre les deux parties, alors que les enseignants réclament une augmentation salariale de 15 pour cent, ainsi que de meilleurs avantages sociaux. Le gouvernement provincial refuse quant à lui de délier les cordons de sa bourse.

Les enseignants ont indiqué qu'ils feraient la grève de lundi à mercredi, afin de contester le projet de loi — déposé par le ministre Abbott —, interdisant la grève et le lock-out. Le texte a été soumis à l'Assemblé législative plus tôt cette semaine.

Le leader de la Chambre a mentionné qu'il n'avait pas l'intention d'accélérer le processus d'adoption du projet de loi, qui sera débattu et ne devrait pas être soumis au vote avant la semaine prochaine.

Le conseil provincial des normes du travail a permis aux enseignants de débrayer pour trois jours, après quoi d'autres journées de grève, une fois par semaine, pourront aussi avoir lieu.

Le débrayage des enseignants promet toutefois de provoquer des maux de tête aux parents la semaine prochaine. Les entreprises, de même que de nouveaux professeurs fraîchement diplômés, ont saisi cette occasion pour conclure des affaires avec les écoles.

PLUS:pc