Appels frauduleux: RackNine poursuit en diffamation Pat Martin et le NPD

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OTTAWA - Si les enquêteurs d'Élections Canada soupçonnent que l'équipe conservatrice de la circonscription de Guelph a fait affaire avec une centrale téléphonique d'Edmonton pour loger des appels automatisés trompeurs, on peut d'ores et déjà affirmer qu'ils ont raison sur toute la ligne.

C'est du moins ce que prétend l'un des membres de premier plan de l'équipe du candidat conservateur Marty Burke, qui avait été battu par le candidat libéral dans cette circonscription ontarienne.

Le directeur adjoint de la campagne de M. Burke, Andrew Prescott, soutient qu'il peut expliquer pourquoi la centrale téléphonique RackNine ne figure pas sur la liste des dépenses électorales qui a été soumise à Élections Canada — même si la compagnie en question a logé à de nombreuses reprises des appels automatisés auprès d'électeurs conservateurs de Guelph.

Andrew Prescott dit être propriétaire d'une petite entreprise qui a un compte chez RackNine. La centrale téléphonique albertaine, précise-t-il, a donc tout simplement facturé les appels à son nom.

Au cours d'un entretien avec La Presse Canadienne, M. Prescott a déclaré qu'il avait été approché par l'équipe de campagne de Marty Burke pour qu'il loge les appels pour elle, ce que le principal intéressé dit «avoir déjà fait pour d'autres campagnes pendant un certain nombre d'années».

Il a ajouté que ses dépenses lui avaient été directement remboursées.

Des documents déposés à Élections Canada montrent qu'Andrew Prescott avait paraphé un contrat avec l'équipe de campagne de Marty Burke. L'entente prévoyait le versement d'un montant de 1100 $ pour un «travail d'ordre général».

D'autres employés de l'équipe de M. Burke ont signé des contrats dont les termes sont similaires. La rémunération diffère d'une personne à l'autre.

Élections Canada enquête sur des informations selon lesquelles des électeurs de la circonscription de Guelph ont reçu des appels provenant d'un numéro dont l'indicatif régional est le 450 — en banlieue de Montréal. On disait aux électeurs, lors de ces appels, que leur bureau de scrutin avait changé d'adresse, ce qui était faux.

Les registres téléphoniques montrent que le numéro était enregistré au nom d'un certain «Pierre Poutine», résidant de la rue «Séparatiste» à Joliette.

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