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États-Unis: moins d'utilisateurs de drogues injectables sont porteurs du VIH

01/03/2012 03:11 EST | Actualisé 01/05/2012 05:12 EDT

ATLANTA - Il y a de bonnes nouvelles dans la lutte contre le sida aux États-Unis: de moins en moins d'utilisateurs de drogues injectables sont porteurs du VIH — le virus responsable du sida.

Des responsables américains de la santé publique affirment que ce taux a chuté de moitié depuis les années 1990. Cela pourrait être attribuable à la multiplication des programmes d'échanges de seringues.

Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis ont publié l'étude jeudi.

Plus de 10 000 toxicomanes dans 20 agglomérations métropolitaines américaines ont été interrogés et ont subi des tests de dépistage en 2009. Environ un participant sur dix était séropositif. Dans les années 1990, ce taux oscillait plutôt autour de un sur cinq.

L'étude a aussi déterminé que seulement la moitié des toxicomanes infectés se savaient porteurs du VIH — la première statistique du genre compilée par une étude des CDC.

Les toxicomanes qui s'injectent de l'héroïne, de la cocaïne et d'autres drogues représentent un des groupes les plus durement touchés par le sida. Les utilisateurs de drogues injectables représentent environ 17 pour cent des 1,2 million d'Américains séropositifs. Les CDC recommandent à ces toxicomanes de subir un test de dépistage au moins une fois par année.

Le VIH se propage chez les toxicomanes essentiellement lors de relations sexuelles non protégées et lors du partage de seringues. Les programmes d'échanges fournissent des seringues stériles aux toxicomanes, et le nombre de programmes du genre aux États-Unis est passé de près de 70 au milieu des années 1990 à plus de 180 en 2008.

L'auteur de cette étude, Cyprian Wejnert, a rappelé qu'il s'était écoulé plus de dix ans depuis la dernière analyse des CDC sur la prévalence du VIH chez les toxicomanes.

L'étude contenait toutefois aussi de mauvaises nouvelles. Le pourcentage d'utilisateurs de drogues injectables qui subissent annuellement un test de dépistage du VIH est passé de 66 pour cent en 2006 à 49 pour cent en 2009, une baisse que les CDC sont incapables d'expliquer.

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