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Pour la ministre Finley, aucune réforme des pensions n'est urgente au pays

01/03/2012 05:09 EST | Actualisé 01/05/2012 05:12 EDT

OTTAWA - La relative bonne santé fiscale du Canada signifie qu'il ne sera pas nécessaire de rehausser l'âge de la retraite au cours des 10 prochaines années, a déclaré jeudi la ministre fédérale des Ressources humaines Diane Finley.

Cette dernière a commencé à expliquer plus en détails sa décision de réformer la sécurité de la vieillesse lors d'une entrevue avec La Presse Canadienne, jeudi.

Selon la ministre, seuls les pays en mauvaise posture financière doivent réviser les programmes de pensions de vieillesse aussi rapidement, soutenant que le Canada n'est pas dans cette position.

Cette situation ne durera, cependant, que si le pays va immédiatement de l'avant avec la mise en place des changements prévus, dit-elle, semblant indiquer que les réformes apportées aux programmes de sécurité de la vieillesse au pays seront instaurées très lentement, sur beaucoup plus que dix ans.

Elle s'est également engagée à ce que des clauses spéciales soient prévues pour les aînés à faibles revenus qui subiront les effets négatifs de la réforme.

«Tous les changements qui sont apportés donneront d'importants délais aux citoyens pour modifier leur planification financière pour leur retraite», a dit Mme Finley.

«Si les individus ne sont pas déjà à l'aube de la retraite, ils auront amplement de temps pour modifier leur planification.»

La ministre a ajouté que le Canada traînait de la patte par rapport à d'autres pays qui ont décidé, il y a longtemps, de préparer leurs programmes de pensions pour s'adapter à une population vieillissante.

«D'autres pays se sont engagés sur cette voie. En fait, nous sommes en retard là-dessus, a-t-elle dit. La période de mise en oeuvre varie entre 10 et 40 ans. L'instauration en 10 ans est le fait de pays aux prises avec des difficultés sérieuses. Heureusement, nous ne sommes pas dans cette position.»

Mais, en même temps, le Canada ne peut pas se permettre d'attendre davantage avant de commencer à intégrer les changements, mentionne-t-elle.

Mme Finley n'a pas voulu aller dans les détails, soulignant que ceux-ci se retrouveront dans le budget devant être déposé le 29 mars.

D'autres sources gouvernementales ont toutefois confirmé que la principale option sera de relever l'âge de la retraite de 65 à 67 ans. En augmentant l'âge d'admissibilité pour la sécurité de la vieillesse, le supplément de revenu garanti — une allocation versée aux aînés à faibles revenus — serait automatiquement augmenté.

Au dire de Mme Finley, la sécurité de la vieillesse ne sera pas non plus le seul programme qui sera touché par la réforme. Tout programme gouvernemental qui nécessite d'atteindre les 65 ans nécessitera des ajustements, qu'ils soient fédéraux ou provinciaux.

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