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Nicolas Sarkozy chahuté lors d'un déplacement à Bayonne

01/03/2012 02:45 EST | Actualisé 01/05/2012 05:12 EDT

BAYONNE, France - Le président français Nicolas Sarkozy, en campagne pour sa réélection, a été chahuté par des indépendantistes basques et des partisans de son adversaire socialiste lors d'un déplacement jeudi à Bayonne, dans le sud-ouest de la France, a constaté un photographe de l'Associated Press.

Le chef de l'État, qui brigue un second mandat, a été hué sur tout le parcours de sa visite. Des nationalistes basques ont scandé des slogans indépendantistes, tandis que des sympathisants socialistes brandissaient le portrait de François Hollande. L'atmosphère était très tendue et il y a eu des bousculades, selon le photographe de l'AP.

Nicolas Sarkozy a échappé à l'agitation en trouvant refuge dans un café, d'où il a dénoncé «la violence d'une minorité et son comportement inadmissible».

«Si c'est ça, la conception de la démocratie, que des socialistes s'associent à des indépendantistes basques!» a lancé Nicolas Sarkozy devant les caméras qui l'avaient suivi dans le café. «Si c'est ça, la République qu'ils nous préparent, ça donne pas envie qu'ils arrivent!» a-t-il dit au sujet des socialistes.

Il a regretté que «quelques dizaines de voyous indépendantistes» n'aient pas supporté que des centaines de «braves gens» soient venus écouter ses idées.

«Ici, nous sommes en France, sur le territoire de la République française, et le président de la République ira partout sur le territoire», a-t-il affirmé. «Et si ça ne plaît pas à une minorité de voyous, ils devront s'y faire.»

Des policiers ont été déployés autour du bâtiment devant lequel des centaines d'opposants à Nicolas Sarkozy s'étaient rassemblés. Le président-candidat est sorti escorté par ses gardes du corps et protégé par un parapluie.

«Il semble que le Parti socialiste ait organisé à Bayonne des manifestations de rue contre Nicolas Sarkozy et qu'il n'ait pas hésité à s'associer à des indépendantistes basques à cette occasion», a déclaré la porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, devant la presse.

«La violence est inacceptable», a réagi Manuel Valls, qui dirige les communications de la campagne de François Hollande. «Un candidat, une formation politique doivent être en capacité de s'exprimer librement, d'être dans l'espace public, de tenir des rassemblements sans être sous l'effet de violences», a-t-il déclaré sur BFM TV.

Depuis qu'il a confirmé qu'il briguait un second mandat, le 15 février, Nicolas Sarkozy effectue ses déplacements de candidat avec un dispositif policier très allégé par rapport à ses visites de chef d'État. Dès le lendemain de l'officialisation de sa candidature, il a notamment pris un long bain de foule d'une heure et demie dans les rues d'Annecy, en Haute-Savoie.

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