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Les joueurs du Canadien préféraient en rire après leur gain obtenu à l'arraché

01/03/2012 11:38 EST | Actualisé 01/05/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - C'est plus facile d'en rire quand on s'en tire avec la victoire, au terme d'un match débridé comme celui de jeudi. Les joueurs du Canadien étaient de bonne humeur après la victoire obtenue à l'arraché contre le Wild du Minnesota. Mais ils n'auraient pas fallu qu'ils perdent. David Desharnais ne l'aurait pas trouvé drôle.

Encore une fois, le Tricolore a laissé filer une avance au dernier vingt, une de trois buts cette fois en l'espace de 3:43 vers la fin.

«Les pertes d'avance en troisième période sont ce qui nous fait le plus mal cette saison, a opiné Desharnais. Elles sont une partie de l'explication à notre dernière place au classement. Nous n'apprenons pas. Nous commettons continuellement les mêmes erreurs. Ce n'est pas grave d'en commettre, mais nous ne devons pas les répéter.»

L'entraîneur Randy Cunneyworth a préféré ne pas s'attarder sur le problème chronique de l'équipe.

«Les gars l'ont vécu sur la glace. C'est difficile à expliquer, mais c'était un match de fou. Ça arrive. Le plus important, c'est que nous ayons gagné. Ça n'a pas été une victoire comme nous l'aurions souhaité. Mais c'est une victoire quand même.»

Peu importe en effet que ça n'ait pas été joli, le Tricolore a stoppé à cinq sa série de défaites.

Il a fallu que le dernier joueur du Wild à s'élancer vers Carey Price en tirs de barrage, Devin Setoguchi, perde la possession de la rondelle et... l'équilibre!

«J'espère que ça ne m'arrivera jamais, a dit Desharnais. Ce sont des choses qui arrivent, même aux meilleurs. Il est arrivé la même chose à Steven Stamkos du Lightning de Tampa Bay, la saison dernière.

«C'était peut-être le coup de chance que ça nous prenait pour gagner, a-t-il ajouté, en s'esclaffant. Il doit se sentir mal. Il sait qu'on va montrer la séquence partout à la télévision et qu'il en a pour quelques semaines à se faire taquiner par ses coéquipiers.»

Le Canadien a affiché beaucoup d'émotivité et d'intensité en amorce de match. Ryan White s'est occupé d'entraîner ses coéquipiers dans son sillon, en laissant tomber les gants avec Stéphane Veilleux.

Vers la fin de la première période, White s'en est de nouveau pris à Veilleux. C'est qu'il n'a pas apprécié que l'ailier du Wild donne quelques coups de bâton à Price, qui tentait d'immobiliser le disque.

«J'ai agi de la sorte parce que j'ai voulu protéger mon gardien, a-t-il expliqué. Carey est souvent rondement bousculé dans l'espace qui lui est réservé, et il faut que ça cesse.»

White a écopé d'une pénalité mineure, une majeure, en plus d'une inconduite sur la séquence. Mais Cunneyworth ne lui en tenait pas rigueur. Pas plus que Price qui a salué l'initiative

«C'était approprié comme réaction, quand un rival donne des coups au gardien, a affirmé Cunneyworth. J'apprécie que les gars se serrent davantage les coudes. Ryan est une véritable peste pour les adversaires, il est intense. Il vient de revenir au jeu et il tente encore de retrouver son rythme de match, mais il travaille sans relâche.»

La folle soirée de hockey a relégué au second plan les débuts de Blake Geoffrion à Montréal. Évoluant dans le trio de Tomas Plekanec, le jeune ailier a obtenu 12:01 de temps d'utilisation et deux tirs au but.

Même s'il a amassé une passe, Scott Gomez a été encore moins visible, avec seulement 5:55 de temps de jeu.

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