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Le bénéfice net de la Banque TD a glissé à 1,48 milliard $ au premier trimestre

01/03/2012 09:34 EST | Actualisé 01/05/2012 05:12 EDT

TORONTO - La Banque TD doit se concentrer sur le contrôle de ses coûts pendant que les faibles taux d'intérêt continuent d'exercer une pression sur ses marges, ce qui devrait se poursuivre pendant encore un bon moment, a estimé jeudi son chef de la direction, Ed Clark.

«Nous devons (...) trouver comment réduire de façon permanente la structure de coûts de la banque pour mener nos affaires dans un environnement de faibles taux d'intérêt», a expliqué M. Clark lors d'une conférence téléphonique.

«Nous continuons à dire que nous aimons la cible de sept à dix pour cent pour la croissance de nos bénéfices, mais comme je l'ai indiqué au trimestre dernier, nous allons devoir travailler plus fort dans cet environnement pour y parvenir.»

La Banque TD (TSX:TD) a augmenté son dividende de près de six pour cent, jeudi, après avoir dévoilé un bénéfice net de 1,48 milliard $ au premier trimestre, ce qui s'est avéré supérieur aux attentes des analystes.

La banque ajouté 4 cents à son dividende trimestriel, qui passe à 72 cents.

«Même si nous savions, dès le début de 2012, que nos secteurs d'activité continueraient de croître même si le marché reste difficile, leur performance a dépassé nos attentes», a affirmé M. Clark dans un communiqué.

La TD a indiqué que son bénéfice net par action s'était chiffré à 1,55 $ au cours de la période de trois mois terminée le 31 janvier. Lors du trimestre équivalent il y a un an, elle avait réalisé des profits de 1,56 milliard $, ou 1,67 $ par action.

Néanmoins, les résultats du plus récent trimestre de l'institution incluent un certain nombre d'éléments non récurrents, dont des frais d'intégration de 5 millions $ après impôts liés à l'acquisition de Services financiers Chrysler, des frais d'intégration et coûts de transaction directs de 24 millions $ après impôts liés à l'acquisition du portefeuille de cartes de crédit de MBNA Canada, de même qu'une provision pour litiges de 285 millions $.

Sur une base ajustée, le bénéfice de la TD a totalisé 1,76 milliard $, ou 1,86 $ par action, en hausse par rapport à celui de 1,61 milliard $, ou 1,73 $ par action, du premier trimestre de l'exercice précédent, et 10 cents de plus que le bénéfice net par action auquel s'attendaient en moyenne les analystes consultés par Thomson Reuters.

Les revenus ont augmenté et sont passés à 5,64 milliards $, contre 5,46 milliards $.

«Le bénéfice trimestriel rajusté de la TD a atteint un nouveau sommet qui marque une hausse de neuf pour cent sur le bénéfice trimestriel de la période correspondante de l'exercice précédent. Nos activités de détail en Amérique du Nord ont eu la meilleure croissance sectorielle, avec un bénéfice rajusté de 1,6 milliard $, aussi un nouveau record», a indiqué M. Clark.

Malgré la hausse du dividende et l'amélioration du bénéfice trimestriel rajusté, M. Clark a indiqué que la banque était au fait des défis qu'il lui faudrait surmonter. Comme ses rivales, la TD fait face à l'insécurité des investisseurs, à de faibles taux d'intérêt et au ralentissement du secteur immobilier au Canada.

«Bien que nous percevions des signes encourageants d'amélioration des perspectives économiques, surtout aux États-Unis, les défis que pose la conjoncture actuelle nous poussent à demeurer prudents», a-t-il dit.

La TD compte parmi les plus importantes banques à réseau en Amérique du Nord, avec des activités au Canada, dans plusieurs régions de la Nouvelle-Angleterre, dans le nord-est des États-Unis et dans les États du centre du littoral de l'Atlantique.

Les actions de la Banque TD ont terminé la séance de jeudi à 82,00 $ à la Bourse de Toronto, en hausse de 1,17 $ par rapport à leur précédent cours de clôture.

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