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Le bénéfice net de la Banque Royale a diminué au premier trimestre

01/03/2012 07:44 EST | Actualisé 01/05/2012 05:12 EDT

TORONTO - La Banque Royale (TSX:RY) a augmenté son dividende trimestriel de six pour cent, jeudi, même si elle a annoncé une baisse de son bénéfice net au premier trimestre, alors que les résultats sans précédent de ses services bancaires canadiens n'ont pu compenser la faible performance de plusieurs autres de ses secteurs d'activité.

La plus grande banque canadienne a indiqué que son dividende trimestriel augmenterait de 3 cents par action pour atteindre 57 cents, alors qu'elle a dit demeurer optimiste quant à sa capacité d'adaptation aux réglementations plus strictes, au contexte économique difficile et aux plus faibles taux d'intérêt.

«Nos prévisions pour la Banque Royale cette année, pour l'année à venir, demeurent optimistes. Nous avons confiance que la Banque Royale se soit positionnée afin de croître et d'être prospère même dans un contexte difficile», a affirmé à des investisseurs le président et chef de la direction de la banque, Gordon Nixon, lors de l'assemblée annuelle des actionnaires.

Néanmoins, le bénéfice net de la Banque Royale a reculé de cinq pour cent au cours de la période de trois mois terminée le 31 janvier pour se situer à 1,86 milliard $, ou 1,21 $ par action, alors qu'il avait été de 1,95 milliard $, ou 1,27 $ par action, lors du même trimestre un an plus tôt.

Le bénéfice net par action de l'institution s'est chiffré à 1,25 $, soit un résultat supérieur à celui de 1,13 $ auquel avaient dit s'attendre en moyenne les analystes consultés par la maison Thomson Reuters.

Les revenus ont progressé de cinq pour cent pour atteindre 7,57 milliards $, par rapport à 7,22 milliards $ lors de la période correspondante de l'année précédente.

La Banque Royale a expliqué que la croissance des secteurs des services bancaires canadiens et des assurances avait été neutralisée par la baisse du bénéfice du secteur des marchés des capitaux, tandis que la qualité du crédit était stable. Ses secteurs des services bancaires internationaux et de la gestion de patrimoine ont également souffert.

La Banque TD (TSX:TD) et la Banque de Montréal (TSX:BMO), rivales de la Royale, ont également indiqué que leurs secteurs des marchés des capitaux, durement touchés par la faible confiance inspirée par l'instabilité des marchés boursiers, avaient affecté à la baisse leurs résultats financiers du premier trimestre.

Le secteur des marchés des capitaux de la Banque Royale a enregistré un bénéfice net de 448 millions $, en baisse de 189 millions $ par rapport au premier trimestre il y a un an, largement en raison de la diminution des résultats tirés des activités de négociation et des activités de montage de prêts comparativement à l'exercice précédent, lors duquel la banque avait atteint un bénéfice record.

Le bénéfice net du secteur des services bancaires canadiens a atteint le niveau record de 994 millions $, en hausse de sept pour cent par rapport au premier trimestre de l'exercice précédent, grâce à la solide croissance des activités de financement aux fins d'accession à la propriété, des dépôts des particuliers et des entreprises et des prêts aux entreprises.

Le bénéfice net du secteur de la gestion de patrimoine a diminué de 12 pour cent en raison principalement de la diminution des volumes de transactions et de la hausse des coûts à l'appui de la croissance des activités.

Du côté des services bancaires internationaux, le bénéfice net a chuté à 24 millions $, soit moins de la moitié du résultat du même trimestre un an plus tôt, à cause de la compression continue des écarts des services bancaires dans les Antilles et la hausse des niveaux de dotation.

À la Bourse de Toronto, jeudi, les actions de la Banque Royale ont clôturé à 56,80 $, en hausse de 1,12 $ par rapport à leur précédent cours de clôture.

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