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Des partenaires de la station spatiale semblent ouverts à accueillir la Chine

01/03/2012 09:50 EST | Actualisé 01/05/2012 05:12 EDT

QUÉBEC - Les cinq partenaires de la Station spatiale internationale (SSI) envisagent l'avenir du laboratoire orbital, certains d'entre eux espérant éventuellement y accueillir de nouvelles nations.

Les dirigeants des cinq agences spatiales impliquées dans la station ont conclu jeudi une rencontre à Québec en soulignant également les bienfaits de la SSI pour l'humanité.

Dans le cadre d'une déclaration conjointe, ils ont indiqué que leur regroupement avait commencé à envisager des occasions à long terme pour favoriser la poursuite de l'exploration spatiale humaine.

Vladimir Popovkin, le chef de Roscosmos, l'agence spatiale russe, a soutenu lors d'une conférence de presse que personne ne devait être isolé de la SSI. Il a même été jusqu'à évoquer le jour où la Chine et l'Inde travailleront ensemble avec les partenaires de la station spatiale.

L'administrateur de la NASA, Charles Bolden, a souligné que les cinq partenaires tendaient la main aux autres nations.

Il a toutefois spécifié à La Presse Canadienne que la NASA est une organisation qui vise la coopération internationale, mais qu'il lui est interdit par le Congrès américain de s'engager dans toute activité bilatérale avec la Chine.

«Nous nous sommes mutuellement encouragés à tenter de trouver des nations qui n'auraient pas l'occasion de profiter de cette incroyable installation que nous possédons et les intégrer de la meilleure façon possible», a affirmé l'administrateur de la NASA.

«Nous ne sommes pas un club fermé, nos portes sont grandes ouvertes», a déclaré M. Popovkin.

Pour sa part, le dirigeant de l'Agence spatiale européenne Jean-Jacques Dordain a dit espérer que le partenariat de la SSI sera ouvert, ajoutant qu'il bénéficierait d'une coopération avec la Chine.

«Je suis en faveur de voir la façon dont nous pouvons travailler avec la Chine, a-t-il mentionné aux journalistes rassemblés à Québec. Il faudra quelques étapes, mais ce jour arrivera, j'en suis sûr.»

«Il ne s'agit pas d'un partenariat fermé, c'est un partenariat ouvert et quiconque peut aider à le soutenir est plus que bienvenu.»

M. Dordain a rappelé qu'il avait fallu près de 40 ans pour réunir les membres actuels et constitué le partenariat.

«Il faudra du temps pour que la Chine nous rejoigne, et il faudra également du temps pour intégrer l'Inde, la Corée du Sud, le Brésil», a-t-il ajouté.

M. Bolden a dit aussi espérer que les partenaires poursuivront leur conversation avec la Chine, et que si une relation en émerge, que celle-ci soit amicale.

Les partenaires de la station sont les États-Unis, le Canada, la Russie, le Japon et l'Agence spatiale européenne.

Lors de leur rencontre, les cinq directeurs d'agence spatiale ont discuté des occasions d'utiliser la station comme «une fondation pour le développement de futures capacités d'exploration».

M. Bolden a précisé qu'il serait prématuré de parler d'un prolongement de la vie utile de la station au-delà de 2020, mais a ajouté que, d'un point de vue technique, celle-ci pourrait probablement servir jusqu'en 2028.

Le ministre de l'Industrie Christian Paradis a annoncé mercredi que le Canada prolongerait sa participation au programme de la SSI de 2015 à 2020.

L'Agence spatiale canadienne était l'hôte de la rencontre de jeudi, et son président Steve MacLean a parlé d'une «réunion impressionnante».

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