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Blâmé par la CRT, Québec demande une révision judiciaire

01/03/2012 03:37 EST | Actualisé 01/05/2012 05:12 EDT

QUÉBEC - Le gouvernement a annoncé jeudi qu'il demanderait une révision judiciaire d'une récente décision de la Commission des relations de travail (CRT), qui avait blâmé Québec pour avoir négocié de mauvaise foi lors de la ronde de négociation du secteur public, en 2005.

Lors de ces négociations, les représentants gouvernementaux avaient prévenu dès le départ que le gouvernement n'offrirait que 12,6 pour cent d'augmentations salariales pour six ans, incluant le règlement du dossier de l'équité salariale.

Le juge administratif Louis Garant avait conclu, à la fin du mois de janvier dernier, que l'attitude fermée du gouvernement démontrait qu'il avait bel et bien négocié de mauvaise foi, du moins en ce qui concerne les salaires.

De plus, le commissaire Garant avait critiqué le gouvernement pour avoir voulu inclure dans la négociation le règlement de l'équité salariale.

L'employeur, avait-il conclu, a «une obligation de résultat dans l'atteinte de l'équité salariale» et «ne peut donc la négocier à rabais puisqu'une entreprise ne peut être justifiée d'asseoir sa rentabilité sur la sous-évaluation du travail des femmes».

Plusieurs syndicats, dont celui des employés professionnels et de bureau, affilié à la FTQ, de la CSD, du Syndicat de la fonction publique du Québec et des professionnels du gouvernement, avaient déposé une plainte au CRT à la suite de ces négociations.

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