NOUVELLES

Barack Obama et Mitt Romney font la promotion du projet Keystone XL

01/03/2012 10:59 EST | Actualisé 01/05/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - L'oléoduc Keystone XL de TransCanada occupait de nombreuses tribunes sur la scène politique américaine, jeudi, alors que le président Barack Obama et le candidat à l'investiture républicaine Mitt Romney soulignaient tous deux les vertus du projet canadien.

Le président Obama a entre autres rappelé que son administration avait indiqué cette semaine qu'elle ferait tout en son pouvoir pour aider à la construction d'un oléoduc en Oklahoma qui pourrait, à terme, être intégré à l'oléoduc Keystone XL dans sa version définitive.

L'administration Obama a en effet signalé un changement d'attitude face au projet de TransCanada plus tôt cette semaine lorsque le président a salué la décision de l'entreprise d'aller de l'avant avec la construction de l'oléoduc entre l'Oklahoma et le Texas.

En novembre, cette même administration avait pourtant reporté sa prise de décision à propos du projet jusqu'après l'élection présidentielle de novembre, faisant état d'inquiétudes quant aux risques que le trajet proposé de Keystone XL pouvait poser dans la région de Sand Hills, au Nebraska.

Les partisans du projet avaient alors crié à l'escroquerie, affirmant qu'il s'agissait d'un geste politique cynique destiné à calmer les environnementalistes anti-oléoduc faisant partie de la base libérale de M. Obama en prévision du vote de novembre.

En janvier, sous le coup d'un délai imposé par les républicains du Congrès pour la mi-février, l'administration Obama avait carrément rejeté le permis de TransCanada, affirmant qu'elle n'avait pas eu assez de temps pour examiner un nouveau tracé avant de donner le feu vert à l'entreprise.

Le président Obama avait toutefois assuré le premier ministre Stephen Harper que la décision n'était pas issue d'une réflexion sur les mérites du projet, mais était simplement devenue nécessaire en raison des tactiques républicaines.

M. Romney s'en est vertement pris, jeudi, à l'attitude du président dans le dossier, affirmant que ce dernier n'y était pour rien dans l'augmentation de la production nationale de pétrole, et que c'était plutôt les entreprises privées qui devaient être félicitées pour leur travail en ce sens.

Il s'est également moqué de Barack Obama pour avoir rejeté le projet Keystone XL devant amener du pétrole du Canada, affirmant, tout comme M. Harper, que son approbation était «une évidence».

PLUS:pc