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Prêt-à-porter à Paris: femme libérée chez Guy Laroche, femme polymorphe chez Baptista

29/02/2012 02:32 EST | Actualisé 30/04/2012 05:12 EDT

PARIS - Les présentations des collections de prêt-à-porter pour l'automne/hiver prochain ont pris mercredi leur vitesse de croisière à Paris avec entre autres les silhouettes monochromes et tout en détail de Guy Laroche ou la rencontre des matières et des formes de Felipe Oliveira Baptista.

Chez Guy Laroche, le directeur artistique maison Marcel Marongiu, déjà connu pour ne pas y aller par quatre chemins, enfonce le clou. Poursuivant sa quête d'une "femme libre de tout dogme et toute contrainte en mode", le créateur franco-suédois mise sur une palette de couleurs allant des camaïeux anthracites en passant les cuivres orangés et les ors précieux.

Exceptés une jupe ou un blouson en cuir laqué lie-de-vin, le jersey de soie, la mousseline et les tissus techniques dominent ce dressing et cohabitent dans une anarchie maîtrisée sur des silhouettes monochromes où tout est question de détail, à commencer par le talon aiguille en "bec de bécasse" de ses escarpins ou de ses bottes polychromes.

Le plissé accentué d'une manche de mousseline accordéon, les fronces d'un top cache-coeur de soie crépon ou le tombé d'une fourrure garnissant l'encolure et les revers d'un manteau de laine dont les revers sont peints à la main font foi de cette volonté d'émancipation.

Chez Felipe Oliveira Baptista, tout est question de mélanges. Mélange des matières une fois encore, mais aussi "mix match" des coupes pour une nouvelle femme, hybride, à même de revendiquer à terme, plusieurs identités.

Ces rencontres inopinées sont de véritables kaléidoscopes graphiques où se côtoient presque en harmonie le jersey, la popeline, le cuir ou le vinyle, comme pour un déconcertant combi-short tricolore bleu blanc rouge, au sujet duquel certains ont trouvé à redire en cette période électorale...

La vraie trouvaille de la collection, c'est l'apport des motifs "zébrés", venant se mélanger aux rigueurs architecturales qui ont fait la notoriété de Baptista.

Moins affûtées qu'à l'accoutumée, les filles Baptista semblent avoir lâché du lest et retrouvé un certain "flou", loin de la rigueur architecturale à laquelle le créateur portugais nous a habitués. Mais, fidèle à lui-même, il reste convaincant à travers ses mini-boots de cuir noir à talon compensé hyper-profilé en polyuréthane ivoire. AP

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