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L'écart entre les riches et la classe moyenne et les pauvres s'accentue aux É-U

29/02/2012 01:30 EST | Actualisé 30/04/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Un chercheur du Bureau du recensement des États-Unis semble accréditer l'argument invoqué par les participants des mouvements «Occupons», qui s'étaient installés l'automne dernier dans des campements de fortune dans plusieurs villes du monde pour protester contre l'accumulation de la richesse par une infime minorité de la population.

Selon une étude réalisée par un chercheur du US Census Bureau, les revenus de la tranche de population américaine la plus riche augmente lorsque l'économie est en croissance, mais pas ceux de la majorité des ménages, qui se situent dans les classes moyenne et pauvre. Cependant, toutes les classes sont affectées lorsqu'il y a un ralentissement.

Selon l'auteur de l'étude, John J. Hisnanick, ceux qui sont au bas de l'échelle semblent y être confinés en permanence, et même glisser de plus en plus vers les bas-fonds de la pauvreté.

Le chercheur a analysé les données recueillies auprès de plus de 60 000 ménages américains entre 1996 et 2003, pour découvrir que lorsque l'économie américaine a connu une forte progression durant les années 1990, cette prospérité s'est reflétée seulement dans les revenus des ménages les plus riches.

Il en conclut que les ménages les plus aisés semblent mieux placés — voire favorisés — lorsque vient le temps de tirer profit de la croissance, augmentant du même coup l'écart entre riches et pauvres. Ces derniers auraient un accès plus limité aux ressources qui leur permettraient de profiter d'une croissance, notamment du côté des nouvelles technologies.

Selon le chercheur, les données laissent entrevoir une Amérique où les riches deviennent plus riches, où les pauvres restent pauvres — ou le deviennent davantage —, et où les classes moyennes s'évertuent sans trop de succès à améliorer leur sort.

Les résultats de l'étude ont été publiés dans la «Review of Radical Political Economics».

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