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Toujours impossible de joindre la commission Charbonneau par courriel

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FRANCE CHARBONNEAU
Les Québécois qui veulent faire parvenir des informations à la commission Charbonneau sur l'industrie de la construction doivent se rabattre sur le téléphone. | CEIC

Les Québécois qui veulent faire parvenir des informations à la commission Charbonneau sur l'industrie de la construction doivent se rabattre sur « le téléphone, la bonne vieille enveloppe avec un timbre ou un courrier recommandé », admet le directeur des communications de la commission, Richard Bourdon.

L'adresse de courriel de la commission et le formulaire offert sur son site Internet ont été désactivés le 21 février, en raison de problèmes de sécurité informatique qui n'ont toujours pas été réglés, a rappelé M. Bourdon dans une entrevue accordée au Réseau de l'information mercredi matin.

Malgré cette décision, M. Bourdon maintient que les mesures de sécurité informatiques adoptées au départ « étaient bonnes, mais pas satisfaisantes » pour la commission.

« Tout le site Internet a été revu au niveau de la sécurité, et la sécurité a été augmentée », ajoute M. Bourdon. « Et pour ce qui est des boîtes de courriel ou de la boîte avec la fonction formulaire, ça a été mis de côté et ne sera pas en fonction tant que la sécurité ne satisfera pas les gens de la commission. »

Mercredi, Le Devoir a révélé que la commission pourrait avoir été la cible d'un pirate informatique. Le quotidien dit qu'un informateur anonyme affirme avoir intercepté sept courriels pour démontrer les failles du système.

Quatre de ces sept courriels portent sur un service de la Ville de Montréal. On y parle notamment de « valises de cash », d'une carte de débit offerte à un fonctionnaire et d'une employée soudoyée par une firme de construction afin de connaître le « prix plancher » pour certaines transactions. Des noms y sont mentionnés.

Le Devoir dit avoir reçu le début de trois de ces courriels, et qu'ils correspondent à sept courriels envoyés à QuébecLeaks, site Internet poursuivant les mêmes objectifs que le WikiLeaks de Julian Assange. Le cofondateur du site, Luc Lefebvre, dit ne pas les avoir diffusés en raison de l'incertitude qui entoure leur provenance.

M. Lefebvre croit que le pirate informatique anonyme est un « chapeau blanc », soit quelqu'un qui utilise ses aptitudes au piratage à de nobles fins. Le message qui accompagnait les sept courriels, dit-il, soutenait que la commission Charbonneau devait informer la population des moyens permettant d'acheminer de l'information de façon sécuritaire.

« Je n'ai pas de confirmation que ces courriels ont été envoyés à la commission », a commenté Richard Bourdon. « Il faudra vérifier. »

Après la mise en ligne du site de la Commission, Luc Lefebvre avait aussi dépLoré que le site n'utilise pas de certificat SSL, permettant d'assurer le cryptage de l'information soumise dans les formulaires, et l'utilisation du logiciel Google Analytics, qui permettrait de retrouver les visiteurs et d'obtenir certaines informations à leur sujet.

Selon Le Soleil, la commission a entrepis les démarches pour utiliser le certificat de sécurité en question et a cessé d'utiliser Google Analytics.

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