Le Canadien n'a pas l'intention de se laisser marcher sur les pieds d'ici la fin

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Le Canadien n'est plus dans le coup pour l'obtention d'une place en séries dans l'Est. (Photo Getty) | NHLI via Getty Images

MONTRÉAL - Le Canadien n'est plus dans le coup pour l'obtention d'une place en séries dans l'Est, mais cela ne veut pas dire qu'il se laissera marcher sur les pieds d'ici à la fin de la saison.

L'entraîneur Randy Cunneyworth veut que ses troupiers offrent du jeu inspiré et divertissant dans leurs 18 derniers matchs. L'acquisition du dur à cuire Brad Staubitz en début de semaine laisse croire qu'on va s'inspirer du film «Goon» par moments, comme on a eu un avant-goût mardi, à Tampa.

«Personne ne va l'admettre ouvertement, mais moi je peux: ça resserre les liens dans une équipe quand vous misez sur des joueurs qui peuvent faire payer des rivaux de leurs actions, a affirmé Cunneyworth, mercredi. Les autres équipes savent que vous ne tolérerez pas certaines choses, et ça rend tout le monde dans le groupe un peu plus intense, un peu plus brave. C'est ce que nous essayons de créer.»

Cunneyworth n'est pas différent de son prédécesseur Jacques Martin en se sens qu'il sollicite l'implication de tous sur le plan de la robustesse.

«Un ou deux gars ne peuvent pas tout faire seuls, a-t-il opiné. Tout le monde doit mettre l'épaule à la roue. Je veux voir nos joueurs les plus talentueux préconiser un style physique. Ils seront plus efficaces et ça procurera du jeu beaucoup plus enlevant. C'est ce que nous voulons voir d'ici à la fin de la saison.»

L'arrivée de Staubitz, jumelée au retour au jeu récemment de Ryan White et de l'éventuel retour de Travis Moen, fournira au CH un trio d'attaquants qui n'a pas froid aux yeux.

Staubitz n'a pas raté sa rentrée, mardi. Il a d'abord écopé une pénalité d'inconduite parce qu'il a agrippé le chandail de Ryan Malone du banc des joueurs, au moment où l'attaquant du Lightning tabassait Alexei Emelin, en deuxième période. Il a ensuite malmené le Québécois Pierre-Cédric Labrie dans une bagarre en troisième période. Cunneyworth a apprécié.

«Les gars se soutiennent davantage. Ça dénote de la maturité. Qu'on ne recule pas, c'est de l'implication et de la compétitivité. Plus de gars le font. La combativité de nos éléments plus robustes dépeint sur les autres», a-t-il argué.

À la défense d'Emelin

L'incident Malone-Emelin a alimenté les discussions. Malone a attaqué sournoisement le défenseur du Canadien, qui ne s'est pas défendu. Emelin ne peut pas se battre depuis qu'on lui a inséré une plaque de métal dans une joue, à la suite d'une bagarre qui a mal tourné en Russie.

Malone a dit d'Emelin qu'il devrait répondre de ses actes dans le feu de l'action. Cunneyworth lui a donné la réplique, mercredi.

«Il devrait se préoccuper du rendement de sa propre équipe plutôt que de la façon que nous devrions jouer», a-t-il lancé.

«C'est lui qui a commencé le bal en frappant Emelin par derrière, a-t-il poursuivi. Il aurait pu éviter le contact en voyant qu'Emelin avait le dos tourné, du moins c'est ce que je pense.»

Emelin lui a remis la monnaie de sa pièce en lui assénant un solide coup d'épaule en entrée de zone du CH. Malone n'attendait qu'Emelin quitte le banc des pénalités afin de régler ses comptes.

«Alexei frappe dur, mais il n'est pas un joueur salaud, a argué Cunneyworth. Malone aurait dû savoir que quand vous frappez un gars par derrière, vous vous exposez à recevoir des coups. Sa mise en échec était beaucoup plus dangereuse.»

L'entraîneur-recrue a dit qu'Emelin ne doit rien changer au style robuste qui est en voie d'être sa signature dans la LNH.

«Qu'il ne puisse pas se battre, ça lui confère un avantage, a argué Cunneyworth. Il peut se concentrer à faire ce qu'il fait de mieux, soit appliquer de solides mises en échec. C'est comme un rôle d'agitateur, même si ce n'est pas l'objectif visé. Il n'est pas ici pour se battre. Il y en a d'autres qui peuvent le faire à sa place.»

White, qui salue l'acquisition de Staubitz, a mis un bémol aux propos de son entraîneur, en affirmant que son coéquipier aurait intérêt à laisser tomber les gants afin de mieux se protéger contre ses agresseurs.

«Nous savons tous qu'il ne peut pas se battre, et il n'a pas besoin de le faire. C'est un atout important, nous préférons le voir sur la glace. Mais il devra apprendre à mieux se protéger quand on s'en prendra à lui, et il serait préférable qu'il le fasse à mains nues.»

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