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Zone euro: pas de décision cette semaine sur un éventuel maintien du FESF

28/02/2012 11:11 EST | Actualisé 29/04/2012 05:12 EDT

BRUXELLES - Les dirigeants des 17 pays de la zone euro vont encore attendre avant de se prononcer sur un éventuel maintien du Fonds européen de stabilité financière (FESF) après la mise en place du mécanisme européen de stabilité (MES), a-t-on appris mardi auprès de responsables européens. Une décision sur cette coexistence, qui porterait la capacité totale de renflouement de la zone euro à 750 milliards d'euro, ne sera finalement pas prise vendredi, mais vraisemblablement plus tard dans le mois.

Pour l'heure, «on n'est pas encore proche d'une décision», précisait mardi un responsable européen sous couvert de l'anonymat. En conséquence, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a décidé de ne pas convoquer la réunion extraordinaire des dirigeants de la zone euro initialement prévue vendredi après-midi en marge du sommet européen de Bruxelles, selon des sources européennes.

Certains craignent que les filets de sécurité mis en place par la zone euro, qui a déjà dû décider des plans de sauvegarde pour la Grèce, l'Irlande et le Portugal, ne soient pas suffisants en cas de défaillance d'économies plus importantes, comme l'Italie ou l'Espagne.

C'est pourquoi la Commission européenne, le Fonds monétaire international (FMI) et plusieurs pays de la zone euro voudraient que le FESF continue d'opérer après la mise en place du MES, le nouveau mécanisme permanent destiné à venir en aide aux pays en difficulté en cas de nouvelles crises. Mais l'Allemagne, première économie de la zone euro et plus gros contributeur des deux fonds, s'y oppose.

Pour l'heure, il est prévu que le FESF, mis en place en mai 2010 face à la crise grecque, disparaisse avec l'entrée en vigueur du MES prévue en juillet. Les prêts promis à la Grèce, l'Irlande et au Portugal dans le cadre du premier fonds seraient comptés dans le nouveau mécanisme, d'une capacité totale de 500 milliards d'euros. De ce fait, l'ESM ne pourrait plus accorder qu'environ 320 milliards de nouveaux prêts. À l'inverse, si les deux fonds devaient coexister, les prêts déjà accordés au titre du FESF s'ajouteraient aux 500 milliards du MES.

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