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Syndicalisation: Couche-Tard demande une ordonnance de non-publication

28/02/2012 11:20 EST | Actualisé 29/04/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - La Commission des relations du travail a commencé, mardi, à entendre une cause reliée à la syndicalisation des dépanneurs Couche-Tard.

La CSN a lancé une campagne de syndicalisation des dépanneurs de la chaîne et se plaint d'entraves au processus de syndicalisation de la part de l'employeur.

Elle a notamment porté plainte à la suite de la fermeture de deux établissements situés à l'angle des rues Jean-Talon et D'Iberville, de même que Saint-Denis et Beaubien, à Montréal, des établissements où les employés avaient obtenu leur certificat d'accréditation syndicale.

La direction de Couche-Tard avait affirmé avoir fermé ces établissements parce que la rentabilité n'était pas à la hauteur de ses attentes.

La CSN a commencé à faire entendre son premier témoin, la conseillère syndicale Sylvie Joly, qui a témoigné tout l'avant-midi. Au retour du lunch, voyant que les médias avaient commencé à rapporter le contenu du témoignage, l'avocat d'Alimentation Couche-Tard, Me André Sasseville, a demandé une ordonnance de non-publication sur le contenu du témoignage entendu jusque-là.

Le commissaire Alain Turcotte a invité les parties, notamment les avocats des médias, à se faire entendre mercredi matin sur cet aspect.

Dans son témoignage jusque là, Mme Joly avait rapporté qu'elle avait d'abord reçu des appels de travailleurs d'un seul dépanneur qui désiraient se syndiquer, en décembre 2010. La CSN a ensuite décidé de lancer une campagne de syndicalisation dans d'autres dépanneurs de la chaîne «pour ne pas qu'ils soient seuls» et accroître ainsi leur rapport de forces face à la chaîne de dépanneurs, a témoigné Mme Joly.

Elle a soutenu qu'à partir du 13 janvier 2011, les appels se sont multipliés provenant des employés d'autres dépanneurs de la chaîne, surtout de Montréal et Laval, mais aussi d'autres régions. Elle a qualifié de «flot continu» ces appels de curiosité ou d'intérêt, rapportant une quinzaine de nouveaux appels chaque semaine, au départ.

Elle a affirmé que le 7 avril, ce flot d'appels à la CSN s'est interrompu. Elle a rapporté que cette journée-là, elle avait reçu un appel d'une travailleuse du dépanneur syndiqué situé à l'angle des rues Saint-Denis et Beaubien qui lui disait que le dépanneur était placardé, qu'il fermait et qu'elle n'avait donc plus d'emploi.

L'audition de la cause a ensuite été suspendue à cause du dépôt de l'ordonnance de non-publication.

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