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Les négociations commerciales avec l'UE sont près d'aboutir, dit Ed Fast

28/02/2012 09:56 EST | Actualisé 29/04/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Les négociations commerciales entre le Canada et l'Union européenne sont entrées dans une étape «intense», avec seulement des enjeux spécifiques devant être réglés, a indiqué mardi le ministre du Commerce international Ed Fast.

Et ce qui représente en quelque sorte une surprise est que la question de l'ouverture des contrats d'approvisionnement des gouvernements provinciaux à des soumissionnaires étrangers ne semble pas être un point d'achoppement, les ministres de l'Ontario et de la Colombie-Britannique laissant entendre qu'ils sont en accord avec l'approche de l'administration Harper.

Ed Fast a soutenu que la conclusion d'un accord avec l'Europe et ses 500 millions de consommateurs et son économie de 17 milliards $ est la principale priorité commerciale du Canada, surpassant les objectifs en ce qui a trait à la Chine, l'Inde et le partenariat transpacifique en voie d'être constitué.

Selon une analyse du gouvernement, un tel accord avec l'UE pourrait faire grimper le produit intérieur brut du Canada de 12 milliards $ par année, et créer 80 000 nouveaux emplois.

Le ministre fédéral a affirmé que les parties négociaient de manière «très intense» sur les enjeux spécifiques encore en suspens, «sur une base secteur par secteur». Il a tenu ces propos aux médias après une rencontre derrière portes closes avec certains de ses homologues provinciaux à Ottawa.

Tous les ministres des provinces et des territoires ont signé une déclaration générale sur la pertinence de diversifier les relations commerciales et sur l'importance d'une entente avec l'Europe, bien que certaines provinces, dont le Québec, n'aient pas été présentes à la conférence de presse commune.

Les représentants de l'Ontario et de la Colombie-Britannique ont dit soutenir l'approche du gouvernement Harper, et laissé entendre que les contrats d'approvisionnement des gouvernements provinciaux, habituellement exclus des accords de libre-échange, ne seraient pas centraux dans la conclusion d'une entente.

«Nous avons une occasion, du point de vue de l'Ontario, d'ouvrir un marché de contrats publics de 30 milliards $, tout en obtenant pour les entreprises ontariennes l'accès à un marché de 400 milliards $. Il s'agit d'une proposition plutôt intéressante», a argué Brad Duguid, le ministre du Développement économique de la province.

Le ministre fédéral n'a pas voulu confirmer des informations selon lesquelles une entente pourrait être conclue aussi tôt qu'au début avril.

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