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Espionnage: J.P.Delisle n'a pas mis ses troupes en danger, dit son avocat

28/02/2012 06:41 EST | Actualisé 29/04/2012 05:12 EDT

HALIFAX - L'officier du renseignement de la Marine royale canadienne accusé d'avoir transmis des informations à une entité étrangère n'a jamais mis en danger le public ou les troupes militaires, a déclaré mardi son avocat.

Me Mike Taylor a affirmé que la population devait comprendre que même si des allégations sérieuses pèsent contre son client, le sous-lieutenant Jeffrey Paul Delisle n'est pas pour autant accusé d'avoir mis en péril la sécurité de ses camarades.

Jeffrey Paul Delisle est toujours en détention préventive à l'établissement correctionnel Central Nova Scotia. Il est en retrait des autres détenus sans toutefois être complètement isolé, a indiqué Me Taylor.

Son avocat a dit être inquiet pour le bien-être de son client, signalant que les accusations qui pèsent contre lui peuvent «déplaire à certaines personnes».

Aucun plaidoyer n'a encore été enregistré pour le moment dans cette affaire. Me Taylor dit avoir été embauché par la famille du prévenu il y a quelques jours à peine.

Vêtu d'un chandail rouge, Jeffrey Paul Delisle a été emmené mardi au palais de justice, mais pas à l'intérieur de la salle de cour. Son audience pour la libération sous caution a été fixée au 13 avril.

La Couronne a refusé de commenter le dossier.

Jeffrey Paul Delisle, âgé de 40 ans, a comparu en Cour provinciale de la Nouvelle-Écosse, le mois dernier, pour faire face à deux accusations en vertu de la Loi sur la protection de l'information.

L'une des présumées violations commises par le sous-lieutenant Delisle aurait eu lieu entre juillet 2007 et le 13 janvier dernier, alors que la seconde se serait produite il y a quelques semaines. Les soupçons sont liés à des faits présumés qui se seraient produits dans les secteurs de Halifax, d'Ottawa et de Kingston, en Ontario.

Le militaire, qui habite la région de Halifax, devra aussi se défendre contre une accusation d'abus de confiance portée en vertu du Code criminel.

Selon la Gendarmerie royale du Canada (GRC), il s'agit de la première fois qu'un Canadien se fait reprocher d'avoir contrevenu à une nouvelle section de la Loi sur la protection de l'information, adoptée par la Chambre des communes dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001. Cependant, malgré la gravité des accusations, la GRC affirme n'avoir décelé aucune menace pour la sécurité publique liée au cas du sous-lieutenant Delisle, qui est agent du service de renseignement.

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