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Des débris du tsunami au Japon pourraient atteindre les États-Unis

28/02/2012 09:06 EST | Actualisé 29/04/2012 05:12 EDT

HONOLULU, États-Unis - Morceaux de bois, réfrigérateurs, bateaux de pêche... Le tsunami qui a ravagé des zones côtières du nord-est du Japon le 11 mars 2011 a emporté de trois à quatre millions de tonnes de débris dans le Pacifique, et les chercheurs pensent que des courants transportent une partie de ces objets en direction des États-Unis.

De un à cinq pour cent des deux millions de tonnes de débris encore dans la mer pourraient atteindre Hawaï, l'Alaska, l'Oregon et l'État de Washington, ainsi que la province canadienne de Colombie-Britannique, estime Nikolai Maximenko, un spécialiste des courants océaniques de l'université d'Hawaï.

M. Maximenko devait présenter ses dernières recherches sur le sujet mardi lors d'une conférence de presse. L'an dernier, son équipe avait calculé que les débris pourraient atteindre Hawaï au début de 2013. Certains débris semblent avoir déjà atteint les États-Unis, comme cette demi-douzaine de bouées provenant probablement d'élevages ostréicoles japonais découvertes à la fin de 2011 en Alaska.

Nicholas Mallos, biologiste et spécialiste des débris marins pour l'organisation Ocean Conservancy, estime que de nombreux débris sont probablement liés au secteur de la pêche japonaise. Du matériel qui pourrait nuire à la faune locale en s'échouant sur des récifs coralliens ou des plages.

«La grande question est de savoir quelle quantité de ces matériaux a coulé depuis l'an dernier et quelle quantité continue à flotter ou se trouve encore entre deux eaux», explique M. Mallos. On ignore si des objets comme des réfrigérateurs peuvent traverser le Pacifique.

Des modèles informatiques créés par l'université d'Hawaï indiquent que les débris sont disséminés sur des milliers de kilomètres entre les côtes orientales du Japon et une zone située à 1600 kilomètres au nord d'Hawaï.

«Le champ de débris est largement dispersé sur une vaste zone. À cause de cette dispersion, nous ne pouvons plus compter sur les images satellites pour suivre ces débris», souligne M. Mallos.

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