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Derrière les blagues et les rires, les pros de la radio vivent dans l'angoisse

28/02/2012 11:33 EST | Actualisé 29/04/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Pour ce «Docu-D», la télévision se fait le témoin d'un monde où évoluent des hommes et des femmes passionnés du métier qu'ils exercent, certains depuis des décennies, dans des cubicules insonorisés, bardés de micros, d'horloges et d'appareils clignotants. Ils sont les voix qui nous accompagnent à la maison, au travail, en voiture, partout et en tout temps.

Initié par Christian Tétreault qui souhaitait «présenter un portrait authentique et réaliste d'un milieu sans merci», le documentaire «Le match de la radio» fait le point sur l'importante évolution qui concerne ce médium.

Dans un passé pas si lointain, les stations de radio étaient détenues par autant de propriétaires alors que maintenant la totalité des stations appartient à trois grandes compagnies, ce qui transpire forcément dans les styles et les programmations des trois réseaux immanquablement uniformisés selon «l'attitude» qu'on souhaite transmettre en ondes.

Soumis à la vague des quatre sondages annuels, nul n'est assuré de retrouver son micro après le verdict des chiffres. D'où l'angoisse perpétuelle pour ces gens de cœur qui doivent communiquer l'émotion puisque c'est le propre de la radio.

Les témoignages sont nombreux. Gilles Proulx, Paul Arcand, Mario Lirette, Paul Houde, Ricky Dee, François Pérusse et bien d'autres expliquent leur perception du nouveau visage de la radio. Bien qu'on pense que ce médium ne mourra pas, on est convaincu qu'il devra s'adapter aux besoins et nouvelles technologies qui ne manqueront pas de venir menacer les enjeux. Au Canal D, ce dimanche, 19h, et en rediffusion le vendredi 9 mars, 13h.

Mère Teresa doutait de la présence de Dieu

Télé-Québec, dans le cadre de «Pour l'Histoire», et pour souligner le centenaire de sa naissance, diffuse le documentaire «Mère Teresa, la foi et le doute», un assemblage de films d'archives qui révèlent les multiples interventions de la religieuse de Calcutta, vouée aux plus défavorisés parmi les démunis.

Avec une détermination hors du commun, cette petite femme a pris sur ses épaules, le sort des lépreux, des mourants, des infirmes, des enfants abandonnés, nombreux dans cet enfer de sept millions d'habitants où deux millions d'entre eux peuplent un millier de bidonvilles. Les images, en noir et blanc au début, sont bouleversantes de misère. On ne peut imaginer pareil dénuement, une si grande détresse, autant de solitude dans une ville aussi populeuse. Par amour et dévouement pour Dieu, la missionnaire de la charité les a accueillis, nourris, lavés, soignés, réconfortés jusqu'à leur dernier souffle.

Mais il y a un drame dans l'âme de la religieuse: plus elle s'abandonne à l'humanité souffrante, plus elle doute de l'existence de Dieu. Elle n'en parlait qu'à ses confesseurs qui diront plutôt qu'elle était alors en symbiose parfaite avec Dieu et que donc, elle ne le percevait plus. Quoi qu'il en soit, avec sa communauté, elle aura créé 750 dispensaires, orphelinats, écoles, mouroirs, refuges pour sans-abri en différents endroits du globe. Ce dimanche, 20h.

Le Féminisme: 2e vague

Alors que les féministes de la première heure ne sont plus à l'âge de balancer leur soutien-gorge sur la place publique, le féminisme, après une certaine accalmie, reprend de la vigueur dans la génération X et Y. Geneviève, Barbara, Pascal et d'autres expliquent le sens de leurs revendications à «Attention féministes!», le lundi 5 mars, 23h, et rediffusé le dimanche 11 mars, 20h, au Canal Vie. Si les femmes se préoccupent de l'image propagée dans les médias, de l'organisation de la vie familiale, d'avortement, les hommes, eux, dénoncent ce rôle de plus fort, plus intelligent, plus «important» que l'éducation, mine de rien, leur inculque.

Toute sa vie, Lucille Dumont, la grande dame de la chanson et professeure de chant émérite, a contribué à créer un créneau privilégié à la chanson francophone. On se souviendra de quelques-uns de ses succès: «Le ciel se marie avec la mer», «Parc Lafontaine», «Mon St-Laurent, si grand si grand». Elle a animé plusieurs émissions télévisées et tout autant à la radio. La sublime interprète nonagénaire raconte, le vendredi 9 mars, 20h, à RDI, l'heureuse carrière que fut la sienne.

Intéressant et très pratique ce reportage à «Légitime Dépense» qui informe les jeunes, s'apprêtant à quitter le foyer familial, des dépenses à prévoir pour une première installation. Aux frais du déménagement, il faut compter la première épicerie, la plus chère puisqu'on a besoin de tout. L'achat de meubles, d'électros, si on ne peut compter sur les surplus de la famille, les branchements à l'électricité, au câble, et, bien sûr, le loyer qui ne devrait pas dépasser 30 % du revenu. On propose un montant de 1500$ par mois à prévoir, incluant les loisirs, pour répondre aux besoins courants mais ceci exlut la visite chez le dentiste… À Télé-Québec, le lundi 5 mars, 19h.

À RADIO-CANADA: l'hiver qui arrive sera-t-il impitoyable pour les ours et autres animaux qui n'émigrent pas? Fera-t-il assez froid pour assurer leur survie ou le réchauffement de la planète continuera-t-il son œuvre destructrice? «Terres de glace / La saison des ours» à «Découverte», ce dimanche, 18h30.

À TVA: Gloria (Geneviève Boivin-Roussy) est-elle responsable de la fugue d'Érik (Wilson Henley), comme le croit Philippe (Louis-David Morasse)? Samuel (Guy Nadon) revient vers son frère Robert (Michel Daigle) qu'il n'avait pas revu depuis 25 ans. Charles (Stéphane Demers), aux prises avec des problèmes érectiles, s'évade dans l'alcool, à «O'», le mardi 6 mars, 20h.

À RDI: «La nuit, elles dansent», le mardi 6 mars, 20h, raconte le sort d'Égyptiennes, danseuses du ventre de mère en filles, qui, sous leurs dehors colorés, leurs sourires invitants et leur art accompli, cache des femmes en mode survie parce qu'épuisées, endettées, droguées et damnées. «Donner la vie en la risquant», diffusée en cette Journée internationale de la femme, a été tourné au Bangladesh, en Tanzanie et au Guatemala pour démontrer qu'un grand nombre de femmes enceintes, n'ayant pas accès à des secours médicaux adéquats, meurent en donnant la vie. Le jeudi 8 mars, 20h.

À ARTV: toute une soirée en compagnie de Michel Tremblay, ce samedi, dès 21h où il raconte son parcours de dramaturge à «Entre les mains de Michel Tremblay», suivi de «Les Nouveaux Mondes» et «Viens voir les comédiens» à 22h et 22h25, pour terminer avec «Cabine C», alors qu'il s'entretient avec Christiane Charrette. À la dernière de «Livraison d'artistes», le groupe «Les Sacrés Trolls», cinq amis unis par la musique qui entreprennent de monter sur scène reçoivent les conseils de Marc Déry alors que Lino réalise une affiche qui deviendra leur marque de commerce. Le vendredi 9 mars, 19h30.

À TV5: elle a chanté en français, en grec, en anglais, en allemand, en italien, en japonais, sa carrière l'a menée partout dans le monde et elle a vendu quelques centaines de millions d'albums: Nana Mouskouri sera l'invitée de Michel Drucker à «Vivement dimanche!», ce dimanche, 15h30.

AU CANAL D: la nature joue parfois de bien mauvais tours. C'est le cas pour Richab, un jeune Népalais muni de quatre bras et quatre jambes qu'on identifie comme un jumeau parasite et qui devra, avec ses parents, se rendre à New York pour le libérer de cette anomalie. Ce cas est suivi de celui de deux sœurs siamoises dont la séparation, réalisée en 24 heures, a nécessité la présence de 80 personnes en salle d'opération. «Histoires choc», le jeudi 8 mars, 21h.

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