Charest annonce 160 millions $ en formation pour le Plan Nord

Plan Nord

Première Publication: 28/02/2012 11:50 Mis à jour: 2/03/2012 10:59

QUÉBEC - La machine gouvernementale se met au service du Plan Nord.

Au cours des cinq prochaines années, Emploi-Québec va réorienter ses budgets et ses ressources sur le terrain pour faire en sorte que le Plan Nord du premier ministre Jean Charest génère les dizaines de milliers d'emplois promis.

Le Plan Nord, mégaprojet annoncé en grande pompe il y a près d'un an, semble chaque jour davantage occuper une place de choix dans l'appareil gouvernemental et dans l'agenda du premier ministre.

À compter de maintenant, Emploi-Québec est mis à contribution pour tout mettre en oeuvre afin que les chercheurs d'emploi et les entreprises à la recherche de main-d'oeuvre dans le nord puissent se rencontrer.

À cette fin, le premier ministre a annoncé mardi, en conférence de presse, un plan d'action de 160 millions $, dont 55 millions $ d'argent neuf, en vue de concrétiser le Plan Nord en maximisant ses retombées au cours des cinq prochaines années, tant au sud qu'au nord.

«Le Plan Nord, c'est beaucoup d'emplois partout au Québec», a dit M. Charest, qui poursuit en parallèle sa tournée «Cap Nord» dans plusieurs régions du Québec, où il rencontre des entrepreneurs intéressés à profiter d'éventuelles retombées de l'exploitation des ressources naturelles du nord.

«Il faut savoir que le Plan Nord et le développement de l'emploi ne se fait pas uniquement dans le territoire nordique», a fait valoir le premier ministre.

Les sommes investies par Emploi-Québec serviront donc en bonne partie à faire le pont entre le sud et le nord, en facilitant les choses aux personnes des régions du sud intéressées à travailler dans le Grand-Nord, notamment par de la formation pour des emplois spécifiques au territoire ou encore en prodiguant de l'information quant aux possibilités de travail offertes au nord du 49e parallèle.

«Les ressources de tout le Québec seront mises à contribution pour former les travailleurs et, en même temps, pour accompagner les entreprises», a indiqué de son côté la ministre de l'Emploi, Julie Boulet, présente à la conférence de presse.

D'ici cinq ans, on prévoit ainsi former dans le sud 2000 travailleurs par année pour des emplois disponibles au nord.

«Tout le réseau d'Emploi-Québec se met au service des citoyens du Québec, des travailleurs, pour les soutenir dans leur recherche d'emploi» au nord, a-t-elle précisé.

D'ici le printemps 2013, des foires d'emplois nordiques seront organisées dans toutes les régions du Québec, tant au sud qu'au nord.

Une ligne téléphonique (1-888-EMPLOIS) sera réservée à ceux qui veulent travailler au nord et aux entreprises cherchant à recruter du personnel dans cette vaste région du Québec.

Sur place, dans chacun des 135 Centres locaux d'emplois (CLD) du Québec, chacun des 110 Carrefours Jeunesse-Emploi et chacune des 17 directions régionales d'Emploi-Québec, on trouvera un «répondant Plan Nord» chargé de fournir toute l'information aux personnes intéressées.

Une campagne d'information sur les emplois au nord grugera quant à elle 5 millions $.

La ministre Boulet a indiqué que le nord offrait tout un éventail de perspectives d'emplois, et pas seulement, comme on pourrait le croire, dans le secteur minier. Car au-delà de l'extraction minière, qui fournira l'essentiel des emplois disponibles au nord, d'autres secteurs d'activité s'y développeront aussi: le commerce au détail, la construction, le transport, l'entreposage, la santé, l'hébergement et la restauration, a-t-elle noté.

Des conseillers autochtones seront aussi présents dans les communautés touchées par le développement des territoires nordiques, car les Premières Nations et les Inuits doivent avoir la priorité au moment du recrutement.

L'objectif de Québec consiste à créer quelque 20 000 emplois par année dans le nord au cours des 25 prochaines années.

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Publié par Patrick White  |