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Syrie: Sarkozy voit "l'amorce d'une solution" pour l'évacuation des deux journalistes blessés

27/02/2012 03:50 EST | Actualisé 27/04/2012 05:12 EDT

PARIS - Le président français Nicolas Sarkozy a espéré lundi avoir "l'amorce d'une solution" pour évacuer de Syrie les deux journalistes blessés le 22 février, la française Edith Bouvier et le britannique Paul Conroy.

"Cette nuit, nous avons l'amorce d'une solution", a affirmé le chef de l'Etat sur RTL. "Je ne peux pas en dire beaucoup plus".

"Il faut que ces deux journalistes soient soignés et il faut qu'ils sortent", a-t-il simplement ajouté, disant espérer "qu'on s'approche d'une solution". "Les choses sont en train, semble-t-il, de se débloquer", a-t-il affirmé.

La journaliste française du "Figaro" Edith Bouvier et le photographe britannique Paul Conroy du "Sunday Times" ont été blessés le 22 février lors du bombardement d'une maison de Homs servant de centre de presse improvisé, au cours duquel deux autres journalistes, le Français Rémi Ochlik et l'Américaine Marie Colvin, ont été tués.

Nicolas Sarkozy a, à nouveau, dénoncé un "assassinat" à propos des circonstances de leur mort, "parce que quand l'armée syrienne tire à plusieurs reprise à l'obus sur un bâtiment", en sachant "pertinemment que c'est un centre de presse", "c'est un assassinat".

"Ce qui se passe en Syrie, c'est un scandale", a-t-il affirmé, exigeant, comme il l'a déjà fait à plusieurs reprises, le départ du dirigeant de ce pays, Bachar el-Assad. "Il est disqualifié", a-t-il estimé. "La ligue arabe est de cet avis et la quasi-totalité des pays dans le monde", a-t-il souligné, disant continuer à faire "pression" sur la Russie et la Chine pour que ces pays lèvent leur veto aux Nations unies. AP

sc

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