NOUVELLES

Moscou et Kiev auraient déjoué un complot visant à assassiner Poutine

27/02/2012 12:37 EST | Actualisé 28/04/2012 05:12 EDT

MOSCOU - À moins d'une semaine de la présidentielle en Russie, la télévision d'État a rapporté lundi que les forces de sécurité russes et ukrainiennes avaient déjoué un complot tchétchène visant à assassiner Vladimir Poutine, actuel premier ministre et candidat à la succession du président Dmitri Medvedev.

Les autres candidats à la présidentielle se sont immédiatement interrogés sur cette annonce, à quelques jours seulement du scrutin, alors que des manifestations sans précédent contre Vladimir Poutine et son parti Russie Unie ont eu lieu dans le pays pour dénoncer des fraudes lors des législatives de décembre dernier. Le candidat du parti communiste Guennadi Ziouganov a qualifié de «combine facile», les informations de la télévision d'État, selon l'agence publique RIA Novosti.

Aveux télévisés à l'appui, la première chaîne publique russe Perviy Kanal rapporte que les suspects en Ukraine, agissaient sur ordre du chef de guerre tchétchène Dokou Oumarov et se préparaient à tuer Poutine juste après la présidentielle. Selon la chaîne, ils ont été arrêtés dans le port d'Odessa sur la Mer noire après une explosion accidentelle le 4 janvier dernier alors qu'ils tentaient de fabriquer des explosifs dans un appartement en location.

Le Service de sécurité ukrainien avait annoncé au début du mois l'arrestation d'un homme recherché par les autorités russes pour terrorisme ainsi que de deux de ses complices présumés à Odessa. Mais il n'avait rien dit de leurs supposés liens avec un complot pour assassiner le chef du gouvernement russe.

Sa porte-parole Marina Ostapenko a précisé lundi que l'annonce faite à Moscou intervenait seulement parce que le Service spécial russe menait sa propre enquête. Elle a confirmé toutefois que le principal suspect était impliqué dans un complot contre Poutine, sans autres précisions.

Vladimir Poutine, président de 2000 à 2008 et Premier ministre depuis, brigue désormais un troisième mandat à la tête de la Russie. Il devrait s'imposer facilement face aux quatre autres candidats approuvés par le Kremlin, mais la vague de manifestations de protestations contre son régime depuis les législatives a entamé l'image de dirigeant fort et populaire qu'il s'était forgée.

PLUS:pc